Le sanctuaire aujourd'hui
Edito
Extrait des Annales d'Ars n°336
Le but de notre vie, sa fin, c’est d’être avec Dieu pour toujours, c’est un appel à la sainteté, voilà notre seule vocation ! Nous sommes faits pour cela, et seul Dieu peut combler notre cœur. Or, et nous le sentons bien, nous sommes tous pécheurs, incapables seuls de répondre à cet appel et de combler ce désir qui habite notre cœur ! Nous avons besoin de Dieu, non seulement pour être pardonnés de nos péchés, mais aussi pour être guéris et pour avoir la force d’aller de l’avant, vers ce pourquoi nous sommes faits. Si seuls nous ne pouvons y arriver, c’est que nous sommes tous touchés par le péché originel, or par le baptême, nous avons été guéris. Reste que nous pouvons, et nous le faisons, dire non au Seigneur, aux autres et aussi à nous-même ; pour cela nous avons besoin du pardon de Dieu. Et Dieu n’attend que cela !
On ne peut parler de la Miséricorde à l’école du Saint Curé sans immédiatement penser au Sacrement de la Réconciliation dont il fut un extraordinaire ministre. Il remarquait : « Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c'est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. […] Sa patience nous attend ! ». Le sacrement de la réconciliation, c’est cela ! C’est Dieu qui m’attend, qui m’accueille et qui vient me pardonner pour que je puisse avancer vers la sainteté ; rien de moins !
C’est donc d’abord un acte de Dieu qui a toujours l’initiative de l’amour, qui met en notre cœur le désir du pardon, d’une conversion toujours plus vraie. C’est aussi un acte de l’Église qui a la mission de porter notre démarche et qui permet notre rencontre avec le Père des Miséricordes : c’est pourquoi le Christ, toujours présent à son Église, nous donne le pardon de Dieu par le ministère du prêtre. C’est enfin un acte personnel de chacun d’entre nous qui accueille le don de Dieu et s’engage dans la foi, l’espérance et la charité : il regrette le mal fait, avoue son péché, et décide de changer sa vie, avec la grâce de Dieu.
Dieu peut tout, rien n’est jamais désespéré pour lui ; « Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des miséricordes de Dieu » disait Jean-Marie Vianney, lui qui a passé toute sa vie à réconcilier les hommes entre eux et avec Dieu.
N’hésitons donc pas à goutter à son pardon ! « Aimer Dieu et être aimé de Dieu, quel bonheur ! » s’écriait le Saint Curé ! Oui il y a une joie à être pardonné, à être pur, vrai et transparent, à sentir combien Dieu nous aime, à être consolé par Lui et habité par son amour. Seul Dieu peut vraiment me combler, et pour cela il suffit que je lui ouvre mon cœur en vérité. Se confesser, c’est cela, c’est reconnaître qu’avec Lui je peux toujours repartir, que seul Dieu peut me faire grandir en sainteté. C’est se reconnaître humblement pécheur pardonné, mais c’est aussi percevoir la grandeur de ma condition de fils de Dieu. « La miséricorde de Dieu est un torrent débordé, elle entraîne les cœurs sur son passage. » concluait le Curé d'Ars. C’est là aussi que le Seigneur m’attend aujourd’hui, pour ma plus grande joie !
En ce début d’année, les Annales d’Ars nous invitent à retrouver le goût du Sacrement du Réconciliation… n’hésitons pas… notre année sera plus Sainte et plus belle !
Alors Sainte année 2012 à chacun !
Père Jean-Philippe Nault,
Recteur du Sanctuaire.
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