Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde les aima jusqu’au bout.

Le Triduum Pascal commence par la mémoire de la Cène du Seigneur et Saint Jean nous en donne le sens ; c’est un mystère d’amour. Par amour pour les hommes, le Christ prend la place du serviteur. Il accomplit la volonté du Père par amour pour lui et il donne sa vie pour le salut des hommes, par amour des hommes.

Nous sommes invités à contempler ce mystère et à en vivre : contempler l’offrande du Fils à son Père et à sa suite nous donner soi-même. Par le lavement des pieds, le Seigneur nous rappelle que ce don est très concret. Jésus s’offre pour tous et il nous invite à poser nous-même des gestes très concrets de l’amour qui nous habite.

Aussi, la mémoire de la Cène du Seigneur n’est pas que le rappel d’un évènement qui s’est produit il y a 2000 ans mais l’actualisation d’un mystère auquel nous pouvons communier. Que cette œuvre de Salut se poursuive dans nos cœurs et dans notre monde qui a tant besoin du oui de chacun.

Père Patrick CLEMENT Recteur du séminaire d’Ars.
Jésus, Jésus, nous t’adorons, ô Jésus !
Pange, lingua, gloriosi Corporis mysterium, Sanguinisque pretiosi, Quem in mundi pretium Fructus ventris generosi Rex effudit gentium. Chante, ma langue, le mystère De ce corps très glorieux Et de ce sang si précieux Que le roi des nations Issu d’une noble lignée, Versa pour le prix de ce monde.
Nobis datus, nobis natus, Ex intacta Virgine, Et in mundo conversatus, Sparso verbi semine, Sui moras incolatus Miro clausit ordine. Fils d’une mère toujours vierge, Né pour nous, à nous donné, Et dans ce monde ayant vécu, Verbe en semence semé, Il conclut son temps d’ici-bas Par une action incomparable :
In supremæ nocte cenæ Recumbens cum fratibus, Observata lege plene Cibis in legalibus, Cibum turbæ duodenæ Se dat suis manibus. La nuit de la dernière scène, À table avec ses amis, Ayant pleinement Observé la Pâque selon la loi, De ses propres mains, Il s’offrit en nourriture aux douze apôtres.
Verbum caro panem verum Verbo carnem efficit, Fitque sanguis Christi merum, Et, si sensus deficit, Ad firmandum cor sincerum Sola fides sufficit. Le verbe fait chair, par son verbe, Fait de sa chair le vrai pain ; Le sang du Christ devient boisson ; Nos sens étant limités, C’est la foi seule qui suffit Pour affermir les cœurs sincères.
Tantum ergo sacramentum Veneremur cernui ! Et antiquum documentum Novo cedat ritui ! Præstet fides supplementum Sensuum defectui ! Ce sacrement est admirable ! Vénérons-le humblement, Et qu’au précepte d’autrefois Succède un rite nouveau ! Que la foi vienne suppléer À nos sens et à leurs limites.
Genitori Genitoque Laus et jubilatio, Salus, honor, virtus quoque Sit et benedictio ! Procedenti ab utroque Compar sit laudatio. Amen. Au Père, au Fils, notre louange, L’allégresse de nos chants : Salut et puissance, Et honneur et toute bénédiction ! À l’Esprit du Père et du Fils Égale acclamation de gloire. Ainsi soit–il !
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