Le site du Sanctuaire utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur le site et pour répondre à ses besoins statistiques et de mesure d’audience, pour les améliorations futures du site. Les cookies fonctionnels, techniques et de sécurité ne sont pas paramétrables car ils sont nécessaires au bon fonctionnement du site. Pour en savoir plus sur la manière dont nous traitons vos données, veuillez consulter notre politique en matière de protection des données personnelles.
L’argile entre les mains du potier va devenir un vase merveilleux, mais peut-être ne s’en doute-t-elle pas. Elle ne se plaint pas d’être pétrie, jusqu’à être malmenée à ses yeux parfois, car elle sait qu’elle est entre de bonnes mains et pressent peut-être qu’il faille passer par ce chemin, et que la porte pourrait être plus étroite encore…
Par la suite le passage au four, bien loin de cuire simplement la terre bien séchée auparavant, métamorphosera l’ensemble en un véritable cristal !
Ainsi peut-il en être de l’homme devenu disciple, pétri par « les mains de Dieu (1) », malmené par les événements du monde, encerclé des flèches du malin qui pourraient l’atteindre mortellement (ce que le geste habile du potier empêche). Et enfin le passé au creuset du face-à-face avec l’amour brûlant de son Créateur venu porter à l’incandescence son œuvre, il est conduit jusqu’au sommet : dans l’offrande du ‘christal (2)’… à la gloire du Père.
Que Dieu est-il en train de construire en nous et à travers nous ?
Dans l’homme devenu sanctuaire, Dieu réside depuis le baptême. Il manifeste sa puissance et construit l’homme nouveau par cette même puissance… car Il est présent dans son serviteur… Et si ce dernier Lui obéit, alors il se fait travailler par Dieu… qui le recrée… Il devient un disciple… non pas d’une humanité augmentée mais divinisée….
Il y a bien plus de personnes en capacité de « rencontre de Dieu » qu’on ne croit… Peut-être leur manque-t-il ce témoin de l’agir de Dieu que nous pouvons être, maintenant que cette même grâce divine et ce même Évangile, et cette même vie divine, et cette même charité nous ont nourris, pétris, façonnés, transfigurés dans Sa grâce…
Si nous fêtons désormais la « Toussaint-des-Diocèses », le 9 novembre (toujours « Dédicace de la Basilique de Saint Jean de Latran ») c’est bien parce que »les saints d’à-côté » ont permis à Dieu de construire l’Eglise universelle dont ils sont membres, à travers l’édification de chaque église Diocésaine où ils sont enracinés, jusqu’à la vie paroissiale.
Et de ces « saints de la porte d’à-coté » nous ne sommes pas très éloignés… n’est-ce pas de ce mystère dont les Jubilaires d’Ars-2025 que nous avons été, peuvent désormais témoigner ?
Bonne route, de sommet en sommets !
(1) Pour Saint Irénée, Evêque de Lyon, « les mains de Dieu » sont… le Christ et l’Esprit-Saint !
(2) Jeu de mot : ‘christal’ de ‘Christ’… transformé en ‘autre Christ’ (St Cyprien de Carthage)