Semaine du 11 janvier 2026

Les trois « temps » de manifestation de la gloire de Dieu… Ce qui est toujours vrai dans nos vies !

 

L’Epiphanie que nous fêtions dimanche dernier est connue comme manifestation de gloire divine au monde entier (nations, figurées par les mages, non-juifs). C’est en fait la première dans les Evangiles. Le Baptême de Jésus arrive donc comme la 2ème manifestation de Dieu aux hommes. Elle se produit en trois temps : (1) dans l’humilité de la plongée dans l’eau par Jean le ‘Baptiste’, (2) par l’onction d’Esprit-Saint publiquement rendu visible, (3) par la parole venant du Ciel : l’annonce de la gloire divine et paternelle répandue sur Jésus-Messie, audible par tous les participants de l’événement.

Il se peut alors que soient ainsi données les caractéristiques de toutes manifestations divines publiques, si rares dans les Evangiles : (1) Une condition d’humilité, (2) un rayonnement, une onction ou action divine, (3) une parole explicatrice…

Cf Jn 2, 11 à Cana où l’on retrouve : la discrétion de Jésus… la transformation d’eau en vin… l’émerveillement du maître du repas… . Cf Mt 17, la Transfiguration où l’on retrouve : la montée difficile et l’ombre à l’arrivée ; l’apparition lumineuse ; la Parole venue du Ciel « celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le »… on peut continuer avec Jn 12, 20-28 l’épisode des « Grecs »… etc…

Peut-être cela peut-il aussi nous guider sur les moments de  »manifestation » de Dieu, jugés parfois obscurs, dans notre vie : il y aura toujours un moment d’humilité ou d’humiliation, toujours un acte ou un acte de basculement, toujours une parole d’explication extérieure ou plus discrètement repérable.

Si bien plus souvent l’acte déclenchant passe par l’humilité ou l’humiliation (contrariété, contradiction, faux-pas parfaitement identifiable, écrasement, oubli, humiliation… etc.), ne nous laissons donc pas submerger au point de ne plus voir la bienveillance divine. Elle est pourtant bien présente. Elle confirme et conforte par sa douceur et sa présence directe, intérieure, discrète parfois, d’autres fois extérieure, ou indirecte par les frères ou témoins portant de manière cachée la même bienveillance divine.

Le disciple se reconnait alors lorsqu’il agit (1) dans la confiance (la foi) gardée en Dieu et en son action, (2) dans l’espérance où il continue à marcher bien que vacillant comme une flamme fragile dans la bourrasque et à travers les moyens que Dieu donne (en particulier son Eglise), (3) tout en continuant à se ressourcer auprès de Dieu qui maintient « en vie divine » ce qui « en vie humaine » souffre et même pourrait aller jusqu’à se détériorer... Laissons sourdre la douce symphonie de la charité divine, visible dans une vie évangélisée, apaisée (introduite dans la paix) et pacifiante pour soi comme pour ceux que nous croisons…

On retrouve le  »apaisé et apaisant » dont notre pape Léon XIV nous a gratifiés depuis le 8 mai 2025, et plus abondamment dans les vœux 2026. Audacieusement, c’est bien cela dont je formulerai le souhait pour tous… N’est-ce pas là, la « victoire remportée sur le monde » (1 Jn 5,4), ce monde qui ne peut gérer ces événements qu’à partir de son univers propre, blessé et blessant?

 »Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en Lui » Jn 2, 11….

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