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Le livre du Siracide nous donne peut-être déjà quelques pistes… (fin du chapitre 27) Oui, notre intelligence peut sans doute comprendre plus ou moins rapidement, plus ou moins profondément… Oui, notre volonté peut accepter/vouloir plus ou moins rapidement, plus ou moins courageusement… Reste que « vouloir et comprendre » ne suffisent pas : c’est la situation du sujet personnel qui est en cause… n’est-il pas ? N’attendons-nous pas, en allant devant Dieu, qu’Il nous donne SON pardon ? Et nous serions ET déçus ET bien embarrassés que Dieu ne nous le donnât pas ! Et pourtant nous savons bien au fond de nous-mêmes que nous ne le méritons pas, surtout vue la disproportion entre l’Amour de Dieu… et nos caprices si piètrement orgueilleux ! Mais justement, peut-être est-ce dans seulement ce face-à-face avec Dieu que nous pourrons envisager le pardon envers le frère ? Nous ne valons guère mieux que lui, et nous pinaillons sur des explications, des justifications, voire des compensations ou réparations ! Nous qui valons si peu devant Dieu et pourtant… LUI nous pardonne !
Tirons-en les conclusions : Si nous avons tant de mal à pardonner, n’est-ce pas (peut-être) parce que nous sommes si peu devant Dieu, en Sa présence ? Avançons d’un pas : « Plus tu pardonnes, plus tu es en présence de Dieu, et plus tu agis ‘en Dieu’. Il n’y a que là que le pardon est vivable : suspendu à la VIE de Dieu en nous, notre seule valeur »… et le ‘frère’ devient alors véritablement un ‘frère’ !