Semaine du 2 août 2026

La certitude que Dieu veut notre bien…  et attend notre réponse

 

 

L’Abbé Nodet, dans son livre sur le Saint Curé, donne ce témoignage d’un paysan d’Ars : « quand il parlait du péché, il pleurait (1) » Pourquoi sinon parce que le péché est justement ce qui nous sépare de l’amour du Christ ?

En effet, « rien ne pourra nous séparer de l’amour du Christ » dit Saint Paul dans la lettre aux Romains (ch 8) que nous lisons aujourd’hui ! Rien de la part du Christ ne pourra nous séparer de Lui !

Mais de notre côté, il n’en va pas de même ! Et la phrase du témoin continue : « Quand il parlait sur le péché et sur le malheur des pauvres pécheurs, il versait des larmes abondantes »(2). Et n’est-ce pas, alors, le constat amer que l’homme se fait à lui-même son propre malheur ?

Le constat est bien là : pendant son séjour sur la terre, Dieu en Jésus-Christ manifeste qu’il s’occupe réellement des hommes et de leur faim concrète. En convoquant les disciples à distribuer les pains multipliés, devant une telle foule, il en fait en même temps les témoins du rassasiement de la faim humaine, et témoins de la question de la survie au quotidien. « Où trouver de quoi nourrir toute cette foule ? » demeurera jusqu’au dernier jour ce qui tenaillera les hommes, jusqu’à y répondre par la guerre pour du pain comme pour de l’eau.

Déjà dans l’Ancien Testament, durant l’Exode, Dieu avait fait tomber « la manne et les cailles » quotidiennement pour nourrir son peuple. Déjà aussi, il avait réveillé Elie, pour le nourrir d’un pain tout chaud, 2 fois car « sinon le chemin serait trop long pour toi (3) »… Le Christ va plus loin, et à la même question Il répond que sa « nourriture est de faire la volonté de son Père (4) »…

C’est l’antidote au péché ! Antidote vécue jusqu’au milieu de la condition humaine la plus épaisse, la plus lourde, la plus prégnante : la nécessité de la survie.

La question n’est donc plus de savoir si Dieu risquerait d’abandonner l’homme. Non seulement il ne le peut pas, mais il a choisi le contraire : venir rejoindre les hommes pour que plus jamais ils ne soient séparés de Lui !

Oui, la réponse de l’homme (pécheur) est bel et bien attendue… comme un réponse d’amour, ainsi que le Curé d’Ars nous y invite : “ L’amour vaut mieux que la crainte, disait-il; il y en a qui aiment le Bon Dieu mais dans une grande crainte… Ce n’est pas comme cela qu’il faut faire. Dieu est bon, il connaît nos misères, il faut que nous L’aimions, il faut que nous voulions tout faire pour Lui plaire (5). ”

Tout faire pour Lui plaire ! voilà la réponse d’amour !…

Bon été, et bon « repos »… le « cœur en repos parce qu’il demeure en Toi (6) ».

 

 

(1) [NODET 10/139]

(2) VILLIER P. O. 627 – Ctesse DES GARETS P. O. 774 [NODET 62/139]

(3) 1 Rois 19,8.

(4) Jean 4, 34

(5) [NODET 4/139]

(6) Saint Augustin, les Confessions 1 ;1 ;1.

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Rédacteur.

P Rémi Griveaux

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