Le site du Sanctuaire utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur le site et pour répondre à ses besoins statistiques et de mesure d’audience, pour les améliorations futures du site. Les cookies fonctionnels, techniques et de sécurité ne sont pas paramétrables car ils sont nécessaires au bon fonctionnement du site. Pour en savoir plus sur la manière dont nous traitons vos données, veuillez consulter notre politique en matière de protection des données personnelles.
Les herboristes et les techniciens paysagistes devant tondre les pelouses et herbages, à nouveau et plus que de coutume en ce printemps pluvieux et parfois inondé de soleil, se doutent-ils qu’ils sont en train de vérifier une constante de la part de Dieu ? Oui, l’herbe pousse inéluctablement, surtout sous tels ou tels autres effets climatiques. Combien plus l’action de Dieu est-elle certaine et assurée, voire irrémédiable quoiqu’en laisse voir la vie de notre monde aujourd’hui !
Cette assurance est celle dont St Paul se fait le témoin, dans sa 2ème lettre aux Corinthiens, tandis qu’il est constamment contrarié par les contestations de certains « concurrents en apostolat » qui ne craignent pas de lui rappeler son attitude envers les chrétiens, avant sa conversion. Et on se demande s’ils y croient et la reconnaissent vraiment, ou s’ils ne taxent pas cela d’impossibilité de la part de Dieu !
Face à cela, St Paul dévoile l’attitude qui pourrait être exemplaire de tout disciple:
1) Quoiqu’il se passe, St Paul se confie en Dieu : « Oui, nous avons confiance » dit-il !
2) Il n’est pas naïf devant la société… Simplement, son unique désir n’est plus de l’ordre de la réussite humaine, et encore moins des gloires de cette terre, mais de « demeurer près du Seigneur ». Ce qui se fait sur terre par la foi et la charité, tout en évitant le péché bien évidemment. Ce qui sera accompli en plénitude une fois la dernière porte passée.
3) La seule ambition qu’il garde ici-bas et qui le motive est qu’en toute chose, et quoiqu’il se passe, il puisse « plaire au Seigneur »… sans se laisser séduire par les flatteries humaines, les échecs traversés ou les rebuffades subies.
On pourrait se dire que la vie chrétienne est alors devenue un véritable parcours du combattant ; et certainement pas de tout repos. Voire, complètement extraite du monde dans lequel vit le disciple. Ce serait oublier le constat que fait St Marc dans la finale de l’Évangile de ce jour, où le Christ parlait à tous les interlocuteurs en parabole. Le Christ enseignait en effet, à tous (ceci est bien noté)… mais en revanche, il « expliquait tout à ses disciples, en particulier » ; ses disciples, c’est-à-dire, non pas tous les autres qui après avoir entendu rentraient chez eux, mais ceux qui se rapprochaient de Lui pour recevoir de Lui ce que Lui seul pouvait donner : la vie de Dieu qui a nom « la charité » et la proximité avec Lui ! « Approchez-vous de Dieu, Il s’approchera de vous » disait St Jacques dans sa lettre (citant un prophète).
Quelle grâce d’être introduit auprès du Père, par un dialogue particulier avec le Fils, et parfaitement approprié au disciple qui se rapproche, dans cette communion autant personnelle que fraternelle, dans la vie trinitaire.
Voulons-nous nous rapprocher et entrer dans ce que Dieu veut nous montrer et nous faire goûter ?