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Une télévision américaine à grande diffusion travaille depuis au moins un an avec différents acteurs et proches du Sanctuaire à un projet de film sur le Curé d’Ars. De fiction totale, le projet a évolué en un « documentaire-fiction », ce qui fait que des scènes en costumes et des interview s’entremêlent. Les scènes de tournages en costumes, avec quelques acteurs professionnels et une majorité d’acteurs/figurants locaux ont eu lieu au cours du mois de mai.
Sidonie témoigne
Je m’appelle Sidonie Baril, j’ai 24 ans et je vis à Ars depuis ma naissance. Je suis danseuse professionnelle et professeur de danse. J’ai depuis mon plus jeune âge suivi les cours de catéchisme et eu l’habitude d’aller régulièrement à la messe avec ma famille. J’ai grandi entourée par l’histoire et l’héritage du Saint Curé. Il a toujours occupé une place particulière dans ma vie et mes prières. J’accompagne aussi depuis quelque temps l’équipe de jeunes lorsqu’ils ont besoin d’aide pour la préparation de messe et les lectures le dimanche.
Il y a quelques mois Marie-Cécile m’a contactée pour me proposer de créer la chorégraphie pour l’une des scènes du film. J’ai participé dès l’âge de 9 ans au spectacle sur le curé d’Ars en 2009 puis à celui de 2015 ainsi qu’aux visites guidées théâtralisées du village les étés 2021 et 2022. J’ai aussi tourné dans des clips et petits films. Je n’ai donc pas hésité à accepter.
J’ai préparé une chorégraphie destinée à l’ensemble des figurants, inspirée des danses traditionnelles de l’époque telle que le Rigodon de Bresse. Une chorégraphie assez simple et répétitive afin qu’elle puisse être apprise le plus facilement possible par tout le monde. Lors de la première rencontre avec Stefano il m’a demandé de créer sur le moment une deuxième chorégraphie. J’ai donc pris une dizaine de minutes pour créer une chorégraphie devant lui et selon ses indications. Celle-ci devait être plus vive et plus compliquée. Elle a été dansée en deux duos par des participants français, l’actrice anglaise Kate Barry et moi-même.
Inventer entièrement en peu de temps une chorégraphie sous les yeux de tout le monde était un challenge pas évident mais très intéressant. Stefano est quelqu’un de très sympathique mais assez exigeant et avec des idées bien précises en tête.
J’ai aussi eu la chance d’interpréter le rôle de Cécile Lacand, présente dans de nombreuses scènes et ayant deux répliques.
Le jour du tournage la chorégraphie a été apprise par tout le monde en quelques heures, c’était très beau de voir les personnes aussi concentrées et unies autour de l’apprentissage, chacun n’hésitant pas à aider l’autre.
Adultes comme enfants étaient très impliqués. Malgré la pluie tout le monde a su garder sa bonne humeur et son enthousiasme.
Nous avons dû chanter un chant en anglais écrit pour le film tout en dansant. C’était assez compliqué pour certains de se concentrer à la fois sur la chorégraphie fraîchement apprise et sur les paroles en anglais, ce qui a entraîné quelques rires dans une ambiance chaleureuse.
J’ai pu partager une après-midi avec l’actrice Kate Barry, afin de lui apprendre la deuxième danse, j’en garde un très bon souvenir. Nous avons pu échanger à propos du film et de nos parcours et lieux de vie, elle m’a dit qu’Ars était une vraie bulle de calme presque hors du temps en comparaison à la grande ville de Londres. Et qu’elle était ravie d’avoir découvert ce joli petit village habité par la présence du curé d’Ars.
Certaines scènes étaient très prenantes et émouvantes à tourner, les costumes et mises en situation créaient une immersion totale et très puissante dans chaque scène.
Par exemple, la scène de la procession réunissant un très grand nombre de figurants chantant tous d’une même voix.
Les scènes dans l’église, dans lesquelles nous avions l’impression de nous retrouver réellement face au curé d’Ars et d’entendre ses paroles venant directement de lui. Leur apportant une dimension nouvelle.
Ou encore la scène de la messe de noël, qui donnait l’impression de vraiment y être, avec les voix qui résonnaient lors des chants.
J’ai eu le grand plaisir de vivre ce projet avec des membres de ma famille. Me permettant de créer de nouveaux souvenirs et moments partagés avec eux.
C’était une très bonne expérience de pouvoir travailler avec une équipe anglaise et de voir autant de monde réuni autour de Jean-Marie Vianney, habitants d’Ars ou venant de plus loin, adultes ou enfants. Et de voir l’intérêt que les pèlerins lui portent partout dans le monde.
Ayant grandi dans son village, le curé d’Ars a toujours été très important pour moi. Dans la prière comme dans la vie de tous les jours. Mais je ne réalisais pas la portée de sa renommée, ni le fait qu’il était si “célèbre” et apprécié dans les autres pays. C’est une grande opportunité grâce à la chaîne américaine EWTN de pouvoir partager sa vie, tout ce qu’il a accompli et ce qu’il représente.
Saint Jean-Marie Vianney a toujours été un pilier protecteur pour moi. Lorsqu’un proche est dans la maladie ou qu’une difficulté se présente, le prier m’apporte du soutien et me rassure. Il est également un exemple d’humilité, son exemple m’aide à accepter les moments où je me sens mal, où je doute et perds confiance en moi. Si ce genre de sentiment pouvait être ressenti par le Curé d’Ars, c’est tout à fait normal que ça nous arrive également.
Je trouve que lorsqu’on vient à Ars on ressent cette présence, qui rend le village spécial, qui peut transporter dans une dimension spirituelle particulièrement puissante. J’ai réalisé encore plus la chance de vivre sur une terre sainte comme celle-ci.
“Demain on viendra de partout et peut-être que les gens ne repartiront pas comme ils sont arrivés” espérait Saint Jean-Marie Vianney. Cette phrase, qui concluait les visites guidées du village, représente parfaitement ce qu’a accompli le curé il y a de nombreuses années. Et le fait que ce soit toujours d’actualité aujourd’hui.