Semaine du 20 avril 2025

Quelles preuves de la Résurrection ?

Un émerveillement nous saisit : des hommes et femmes de plus en plus nombreux continuent, voire choisissent aujourd’hui encore, de vivre en disciples du Christ !
Non seulement plus de 17 000 catéchumènes seront baptisés dans la nuit de Pâques 2025 dans toute la France, mais aussi les 13 000 Lycéens d’Ile-de-France en « Frat » à Lourdes (en général ils sont 8 000 !), ainsi que les 450 étudiants en pèlerinage régional au Puy-en-Velay ! Et sans doute beaucoup d’autres. Alors que tant d’occasions de divergence ou de dispersion leur sont présentées ou suggérées…

Ce qui les attire ? Tôt ou tard la réponse vient : « La rencontre du Christ » ! Ce qui touche les « demandeurs de baptême » n’est ni l’attrait médiatique ou esthétique d’une église qui serait glorieuse ou triomphante, ni une situation envisagée comme meilleure, ou plus avantageuse en étant chrétien. La réponse ne s’arrête pas à la question du « sens de la vie ». C’est bien plutôt parce qu’ils sont touchés par la personne du Christ, ou la bonté de Dieu qui vient à eux dans une rencontre… alors qu’ils ne s’y attendaient pas et n’y voyaient aucun mérite ni aucune justification personnelle. « Pourquoi moi ? » … En fait, ils vont plus loin… c’est « eux », c’est « maintenant », que leur vie trouve et reçoit son origine et son terme… et surtout son pardon et sa place : la route à parcourir avec Dieu bon.

L’appartenance à une « famille » n’est pas non plus discutée, argumentée ni justifiée : elle est reçue ! C’est nouveau… et sans doute le signe d’une adhésion passée au creuset de la vie quotidienne. En effet, c’est bien « ce monde-là » que le Seigneur vient sauver. Il n’est pas rare de faire marche arrière quand on est blessé par un chrétien, quand on est déçu devant l’histoire parfois peu reluisante de l’Église (bardée de pécheurs que nous sommes tous).

C’est justement là que se visualise la Résurrection dont Pâques est illuminée et … « illuminante » (il faut bien inventer le mot !). Le Christ ne nous aime pas « malgré notre péché ». C’est parce que le Christ nous aime, qu’Il nous sort de notre situation de pécheur (qui blesse notre nature humaine faite ‘pour Dieu’). Quiconque fait l’expérience de cette rencontre avec le Christ fait cette expérience-là : d’avoir été sauvé de son péché et d’être reçu en présence du Dieu Trinité ET avec les autres hommes tout autant repêchés que lui ! Sa vie est pardonnée, renouvelée, ré-engendrée, régénérée (pour reprendre le mot de Saint Paul). Si nous n’étions pas pécheurs nous aussi, nous ne marcherions pas avec des pécheurs, nous serions déjà au ciel !

N’y a-t-il pas là, un reflet de cette espérance profonde qui habitait le Curé d’Ars : tous les jours de sa vie, objet de contestations et de murmures à son encontre, de critiques et de mépris (on l’oublie souvent). Il était pourtant le premier à se dire « pécheur », saisi qu’il avait été par Dieu et ayant accepté d’être saisi par cet amour qui le dévorait… et pour Dieu et pour ses frères ! « Pensons à l’amour de Dieu qui ne s’est jamais vengé » disait-il… [Nodet 23/139]

Quelle preuve de la Résurrection ! Voilà 100 ans que nous en fêtons la Canonisation à ARS !

 

P Rémi Griveaux et les Chapelains d’Ars.

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