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Voilà un an qu’on en parle… et peut-être que l’Evangile de ce jour nous remet en vérité devant la question. Pourquoi un « jubilé » ?
Pas seulement pour « fêter les 100 ans » de la Canonisation du Curé d’Ars… Pas seulement pour fêter les « 1700 ans de la promulgation du Concile de Nicée » qui nous a valu le « Credo » de chaque dimanche. Pas seulement pour fêter les 2025 ans de l’ « Incarnation du Verbe divin en Jésus-Christ » notre Créateur et Sauveur…
Mais peut-être bien plus profondément parce qu’aucun de ces 3 événements évoqués et pourtant, importants, n’aurait de raison d’être s’il ne s’agissait de l’accomplissement de la volonté de Dieu qui « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1 Tim 2,4). En effet, à chaque fois, Dieu Créateur et Sauveur… est à remettre au centre… pour être bel et bien au terme de notre vie. Le reste (biens, renommée, talents…) n’est que transitoire : bien qu’utile, cela ne donne la vie ni humaine ni divine. Un Jubilé pour… remettre Dieu à « sa » place !
A quoi servirait en effet de gagner le monde si l’on ratait l’entrée du Ciel, par la porte étroite ? On peut toujours se faire des complices (et non pas des amis) pour sauver notre pauvre peau sur terre, et au milieu d’un monde de requins… C’est peut-être rusé, mais certainement pas intelligent ! Il est bien plus intelligent de mettre la même énergie à chercher le Seigneur et à mettre sa vie en
harmonie avec Lui et avec nos frères. L’intendant malhonnête de la parabole ne fait que sauvegarder (un temps) sa situation mondaine…, se faisant des complices pour tenter d’en tirer profit en les faisant chanter plus tard. Il ne dormira jamais tranquille tant il a menti face au Maître du domaine qui a bien raison de le congédier.
« Appelle-moi, nous irons ensemble » disait à Dieu, en prière, Ste Thérèse de Lisieux. En effet, la réponse à l’appel, toute personnelle, ne se fera jamais sans ceux avec qui auront été vécus la recherche de la vérité, du bien et de la justice… de l’amitié et de la charité-vie divine… et devenus alors ces « amis » ! Il n’est que l’émerveillement du Curé d’Ars s’exprimant ainsi un jour. « Mon Dieu ! qu’on sera bien en Paradis, puisque déjà sur la terre la compagnie des saints est si aimable, leur conversation a tant de charme et de douceur ! » (MONNIN II 516). Et il savait bien que ces « saints », de l’entourage de tout homme, pouvaient être parfois « rugueux », voire « insupportables », mais qu’avec l’accueil de l’amour évangélique, il pouvait aimer … par amour de Dieu… premier dans sa vie.
Quand toutes les choses sont à leur place, et Dieu en tout premier, même les obstacles ou les animosités changent de taille ou de retentissement…