Semaine du 1 mars 2026

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »

 

Seulement à trois reprises dans les Evangiles, nous entendons la voix de notre Père du Ciel : au baptême de Jésus (Lc 3,22), à la Transfiguration (c’est l’Evangile de ce dimanche) et à l’agonie (Jn 12,28).

Même si tous les évangiles sont « Parole de Dieu », donnée par Jésus lui-même, Verbe de Dieu, le fait qu’il y ait aussi peu de paroles prononcées directement par le Père éternel, donne à celles-ci une importance particulière.

Aujourd’hui dans l’évangile de la Transfiguration, notre Père, donne à Pierre, Jacques et Jean, d’entendre à nouveau, après le baptême de Jésus, que celui-ci est bien son Fils bien-aimé.
Pendant les trois ans de sa vie publique, Jésus va amener particulièrement ceux qui l’entourent et lui sont proches, à entendre, à découvrir et à croire qu’il est bien le Fils de Dieu, Dieu lui-même fait Homme.

D’ailleurs les quatre évangélistes s’y prennent très différemment pour nous faire entrer nous aussi dans ce mystère. Saint Marc et saint Jean, nous annoncent dès les premières lignes de leur évangile que Jésus est le Fils de Dieu, tandis que chez saint Matthieu et saint Luc, cette révélation se fait petit à petit.

Avec cette Parole : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le » notre Père du Ciel veut nous dire essentiellement trois choses.
La première, c’est que Jésus n’est pas un usurpateur d’identité. Il est bien le Fils bien-aimé du Père.
La seconde, c’est que cette incarnation du Verbe de Dieu, Jésus fait Homme, correspond à la volonté de notre Père du Ciel pour que par Lui, tous les hommes soient sauvés. Et là est sa joie.
La troisième chose, c’est qu’Il nous demande de l’écouter.

En relisant plusieurs fois cette parole de notre Père, nous pouvons essayer de nous représenter la scène et d’écouter dans notre cœur l’intonation avec laquelle Il nous dit d’écouter son Fils. C’est vraiment une demande que notre Père nous adresse, une prière qu’Il nous fait, un ordre qu’Il nous adresse : « écoutez-le », parce qu’Il veut nous sauver et que nous adhérions librement au salut qu’Il nous donne en son Fils. Il sait, Lui, ce qui est bien pour nous, et que nous n’avons pas d’autre voie de salut que d’écouter et de suivre Jésus.

Alors, pendant ce temps du carême, prenons le temps de nous mettre à l’écoute du Seigneur et de sa Parole. Donnons du temps à Celui qui nous parle, parce que ce qu’Il nous dit, c’est pour notre bien, c’est pour notre salut. Nous pouvons perdre beaucoup de temps sur notre téléphone, mais tout le temps que nous prendrons avec la Parole de Dieu, c’est du temps gagné en vue de l’éternité.

Et puis, la Parole de Dieu va nous donner de rentrer dans la communion d’amour entre le Père et le Fils, dans l’Esprit Saint. Le Seigneur veut nous faire entrer dans sa joie. En méditant la Parole de Dieu, cette même joie dont le Père nous parle – « en Lui, je trouve ma joie » – va venir habiter nos coeurs. Ne mettons pas notre joie dans les petites choses éphémères de ce monde, mais dans ces
paroles que le Seigneur nous adresse, pour nous conduire avec tant de délicatesse et d’amour à Lui.

Saisissons cette opportunité que Dieu nous offre en ce carême, pour lire et méditer chaque jour sa Parole.
C’est comme si nous trouvions chaque jour un mot dans notre boite aux lettres qu’il nous adresse personnellement.

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Rédacteur.

P Hubert Maillard

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