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Certains politiques se sont risqués à cette affirmation bien péremptoire : à savoir « cette ambition de faire de l’homme la mesure du monde, le libre acteur de sa vie, de la naissance à la mort (1) ». Faire de l’homme la « mesure du monde », voilà une bonne idée… mais que recouvre cette appellation « homme » ? « libre » vraiment ? « de la naissance à la mort » aussi ?
Engendrement et mort sont bien les deux points extrêmes de la vie terrestre de l’homme ; conscience et appel de l’intelligence à la recherche de la vérité sont bien les 2 marques de transcendance de cet être de chair qu’il est aussi. Et sur ces 2 points extrêmes, il n’a pas de pouvoir : ce sont 2 autres qui engendrent un être nouveau… et la vie humaine cesse (naturellement) sans que le sujet n’ait prise sur son existence de l’allonger ou de la raccourcir d’une seconde ! Et cela touche tout l’être personnel au quotidien : le « ici et maintenant » ainsi que « l’issue de la vie de l’homme » échappent bien à son pouvoir… même s’il peut, par accident, se donner l’illusion de maîtriser !
De manière similaire, l’homme peut s’aveugler sur l’impératif de sa conscience et en rester à la simple opinion, se divertir et rester dans le superficiel facile et ne demandant pas d’effort ; rester dans son subjectivisme, ou au contraire partir à la recherche de la vérité dont il a bien plus profondément soif et qui seul peut le rassasier.
Ainsi, on comprend pourquoi les foules d’Antioche de Pisidie se réjouissent devant l’annonce de l’Evangile aux Païens qu’ils sont, de la part de Paul et Barnabé.
Inversement, on comprend aussi pourquoi un religieux comme P. Robert Francis PREVOST, partit en Mission au Pérou, poussé par la réponse à donner à cette soif… Mission d’où il fut tiré pour devenir supérieur de son ordre (Augustinien), puis archevêque de Chicago, puis quelques années plus tard être élu pape Léon XIV.
L’homme est un assoiffé… Intellect, existence, et conscience cherchent ce qui pourra les combler. Les Juifs ont reçu cette promesse que Dieu se révèlerait à eux, dans la venue du Messie qui répandrait l’Esprit-Saint en tout être de chair ! Les païens sont associés par grâce à cet accomplissement livré : Jésus-Christ ressuscité et répandant l’Esprit-Saint sur les Apôtres, et les envoyant en mission envers « tous ».
Voilà cette « voix » que certains écoutent. Et c’est ainsi qu’elles deviennent ces « brebis » qui, continuant dans leur progression, se découvriront « brebis du Seigneur ». D’où la joie des Antiochiens ! L’Inconnu au début, parlant dans la conscience, aussi dans la recherche, est ce Dieu qui se révèle dans un face à face surprenant autant qu’inespéré, bien que pourtant ‘attendu’.
Rendons grâce pour le Pasteur que Dieu vient de donner à son Eglise… « et un des plus précieux dons de la miséricorde divine » disait le Curé d’Ars, [NODET, 47/139].
(1)Discours M. Macron, lundi 5 mai 2025, devant la « Grande Loge de France ».