Semaine du 26 octobre 2025

Construire la société ? Ou l’Eglise comme témoin d’une vie nouvelle possible.

 

La question ne peut être évitée, en ce moment où tous les repères de la vie personnelle comme de la vie en société basculent. La personne est violentée, la société aussi. L’argent et le pouvoir n’ont jamais été autant convoités, au préjudice de la vérité comme de la justice… et de la plus élémentaire humanité.

Comment faire un monde nouveau, qui aille mieux, qui soit plus juste et plus « bon » ? Le Seigneur y répond en venant faire un « homme nouveau », plus raisonnable et plus juste selon la justice-même de Dieu, et plus « bon » de la bonté-même de Dieu !

Et comble de la Révélation et du Salut : une double conséquence apparaît.

  • L’homme est même appelé à entrer en retour vers Dieu, discutant dans un face-à-face inédit, vivant dans l’action de grâce…
  • Il en profite dès à présent en construisant un monde nouveau dès ici-bas, dans une mentalité renouvelée (1).

Des « hommes nouveaux » édifieront une société nouvelle. Pierres vivantes d’une vie nouvelle, l’homme renouvelé édifiant une société meilleure et honorant Dieu dans sa divine majesté.… De multiples traductions temporelles apparaîtront dans des modes de vie plus respectueux et attentifs, tournés vers le vrai, le juste et le bon… des lois plus justes apparaîtront… une culture rénovée et plus affinée ne laissera plus l’homme livré à lui-même dans une loi de la jungle, mais mettra en œuvre un véritable altruisme, pouvant aller progressivement jusqu’à la fraternité, fertilisée de la communion avec Dieu. D’où le fait que l’église (bâtiment) est comme le reflet de l’Eglise (assemblée) se réunissant pour rendre grâce de l’œuvre nouvelle reçue de Dieu et pour s’y offrir en retour… et visible par tous au milieu du ‘monde’ !

St Pierre évoque aussi cette édification de la société, spirituelle en même temps qu’ayant un rayonnement temporel : « Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ (2). »

Vient alors la question finale : quelle offrande en retour Dieu pourra-t’il agréer ? Le Psalmiste l’évoque reconnaissant qu’aucun sacrifice humain ne pourrait convenir à Dieu et à sa grandeur. Soit il serait entaché du péché des hommes (ou instrumentalisé et non pas gratuit), soit il passerait à côté de celui qu’il veut rejoindre. « Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit (3) ». Et il prolonge : « Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange (…) ma langue acclamera ta justice »… jusqu’à proclamer le cœur devenu humble : « le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé… tu ne repousses pas , ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé ». Dans la véritable offrande où ce ne sont plus « des choses » mais « la personne » (dans toute sa liberté) qui s’offre à Dieu en retour d’amour.

Le Curé d’Ars, parlant d’une congrégation naissante déclarait : « c’est une œuvre selon le cœur du Bon Dieu, parce qu’il y a de l’humilité et de la simplicité » !

Tout un programme ! et il me semble que les 8 jours de Retraite Sacerdotale avec 300 prêtres, 9 Evêques et le Cardinal Jean-Marc Aveline nous ont permis d’approcher ce mystère de simplicité, d’humilité et de communion. Que tous les Arsois et tous les bénévoles en soient remerciés !

 

(1) Lettre de St Paul aux Romains, ch 12, 1-2

(2) 1ère Lettre de St Pierre ch 2, 5.
(3) Psaume 50 (51) versets 12 et suivants.

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Rédacteur.

P Rémi Griveaux

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