Semaine du 16 novembre 2025

Dieu gouverne avec miséricorde

 

Dieu gouverne avec miséricorde… mais nous ne nous en rendons pas forcément compte. Nous sommes plutôt blessés par ce qui va mal : « Est-ce que Tu ne pourrais pas réussir, une fois, Seigneur, et montrer au monde que c’est en se tournant vers Toi que notre vie ira mieux ? » sommes-nous tentés de penser et de dire parfois… Mais… Nous avons bien attendu jusqu’à aujourd’hui pour nous en apercevoir, et nous tourner volontairement vers Lui, alors que Lui attend depuis si longtemps notre bon vouloir… n’est-il pas ? Nous avions perdu notre âme, nous la retrouvons :

Le Patriarche BARTHOLOMEE (Patriarche de Constantinople) invité par la Conférence des Evêques de France s’adressait ainsi :
« Nous le savons, la crise que traverse notre monde ne se limite pas aux tensions politiques, aux guerres ou aux déséquilibres économiques. Elle plonge plus profondément, dans une blessure spirituelle. L’humanité a oublié son âme. Nous avons perdu le sens du sacré, et avec lui, le sens de la fraternité. Lorsque Dieu disparaît du regard humain, la terre devient un bien à exploiter, l’autre un rival à craindre, et la vie elle-même une marchandise. La rupture avec le Créateur engendre la rupture entre les créatures. C’est de cette amnésie spirituelle que naissent la violence, la peur et l’injustice.

Et nous avons l’impression d’une véritable fuite en avant dans la « déperdition de l’existence » et « confinant à l’extinction de la conscience »… où tout semble s’accélérer dans les derniers temps, sans que rien ne semble pouvoir arrêter cela.

Or le chrétien demeure dépositaire d’une clef infaillible et qui devient aussi sa responsabilité :
« C’est pourquoi nous, disciples du Christ, portons une responsabilité sacrée. Nous devons rappeler au monde que la paix ne se bâtit pas sur la seule raison humaine, mais sur la reconnaissance du divin en chaque personne. Elle ne se réduit pas à une absence de conflit, mais elle est communion, écoute, pardon. Elle est le fruit de cœurs réconciliés et d’âmes ouvertes à la transcendance ».

Autrement dit, la précarité du monde qui passe ne doit pas cacher la réalité de ce qui demeure. Les blessures de ce même monde et dont nous faisons partie ne doivent pas aveugler face à la grâce qui est faite dans le salut : le pardon de nos péchés et l’ouverture à la communion avec Dieu… ce qui demeure caché aux yeux de beaucoup comme aux nôtres il y a peu encore.

Dans cette situation, le disciple ne peut pas être plus pressé que Dieu qui a attendu son bon vouloir et sa lucidité actuels pour enfin s’y rendre disponible et accueillant. Il demeurera désormais plus vigilant, comme aux aguets, et surtout : il intercèdera pour ses frères de condition humaine. « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » [Luc 21, 19] nous dit le Christ dans l’Evangile de ce dimanche… maintenant, nous savons pourquoi !

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Rédacteur.

P Rémi Griveaux

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