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Ce que saint Grégoire le Grand disait à propos de la lecture de la Parole de Dieu : « l’Ecriture grandit avec celui qui la lit », le Curé d’Ars le dit concernant la vie de tous les jours : « Avec le Saint-Esprit, on voit tout en grand : on voit la grandeur des moindres actions faites pour Dieu, et la grandeur des moindres fautes ». [NODET 21/139]
Exemple : Si celui qui lit la Parole de Dieu est l’homme livré à lui-même, il l’interprétera selon la vie humaine à l’horizon de laquelle il la réduira, c’est ce que St Paul appelle « être sous l’emprise de la chair » (Rm 8, 9). Si celui qui la lit est en colère, il l’interprétera selon sa colère (idem selon nos états de vie intérieure)… Alors, comment s’en sortir pour ne pas défigurer la Parole de Dieu et véritablement entendre ce que Dieu nous y dit ? St Paul à nouveau nous donne la clef : « tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont enfants de Dieu » (Rm 8, 14) … Ainsi donc, s’agira-t-il de lire la Parole de Dieu (ou de lire l’oeuvre de Dieu) en se rendant disponible à l’Esprit-Saint qui choisit d’habiter en nous… cet « Esprit-Saint que Dieu donne à ceux qui Lui obéissent »… dit St Pierre dans les Actes (5, 32).
Déjà le souffle humain est une participation à la « vie » créée par Dieu. Combien plus, le Souffle Esprit-Saint est-il une participation à la « vie divine », à accueillir, et que Dieu nous rend possible durant l’histoire de notre vie humaine.
Dès lors, un disciple habité par l’Esprit-Saint mène-t-il une autre vie : il ne ment pas, ne triche pas, n’exerce pas de mauvaise volonté, ne jalouse pas… non parce qu’il serait devenu parfait, mais parce qu’il vit ‘de’ Dieu… et qu’en Dieu ou ‘de’ Dieu, il ne se fait rien de mal…. St Paul ne le dit-il pas aux Corinthiens : « l’amour ne fait rien de mal, rien d’inconvenant » (1 Co 13, 1 ss). Ainsi est-ce là que « l’Esprit-Saint vous enseignera tout, et vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jean 14,26) selon Jésus-Christ, … dans une communion intérieure accrue et éprouvée à travers les difficultés du quotidien, où s’affermit la vie intérieure du disciple.
Oui, un disciple habité par l’Esprit-Saint mène une autre vie. Il a en lui celui qui est appelé « le Consolateur ». Et il devient ainsi consolant pour son entourage, coopérateur de la communion, témoin de Celui « qui trouve ses délices parmi les hommes » (Prov 8,31)…
« Je vous invite à enraciner votre vie et votre ministère dans un amour toujours plus fort, personnel et authentique de Jésus qui a fait de vous ses amis et qui vous a configurés à Lui pour l’éternité ; et dans un amour généreux et sans réserve pour vos Communautés, un amour empreint de proximité, de compassion, de douceur, d’humilité et de simplicité… De cette manière, vous serez crédibles, même si vous n’êtes pas encore des saints, et vous toucherez le cœur de personnes qui sont au plus loin, gagnerez leur confiance et leur ferez rencontrer Jésus », disait le Pape Léon XIV aux prêtres de l’Ile de France réunis à Notre-Dame de Paris (5 Juin 2025)… ce qui vaut de manière précise pour les clercs, vaut aussi de manière générale pour tout disciple.
En rendant grâce au Seigneur d’avoir l’audace de faire de nous des artisans de sa mission…