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Et pourquoi certaines figures de la vie chrétienne sont marquantes ? Certains penseront aux saints, mais aussi aux témoins de la foi pas encore ‘reconnus’ par l’Eglise, qui ont marqué leur paroisse, leur entourage ou leur époque ? Pourquoi commencent-ils à rayonner et pourquoi leur témoignage commence-t-il à se répandre progressivement dans le monde catholique… et bien souvent, de plus en plus à l’extérieur ? Ils ne font pourtant pas beaucoup plus que d’autres qui leur sont contemporains. Ils n’inventent pas une théorie ou une pratique particulièrement révolutionnaire ou aguicheuse…
Pourquoi ce rayonnement, sinon par ce qu’émane de leur vie, quelque chose qui les dépasse. Ils n’en sont pas pour autant déshumanisés, ni dépassés, ni défigu-rés, ni si étrangers que cela au monde qui les entoure… Ils rayonnent aussi de quelque chose qui est en même temps réellement eux-mêmes. L’exemple de Carlo ACUTIS récemment canonisé peut nous instruire : mort à 15 ans d’une leucémie, était fort apprécié de ses camarades, et tout autant expert en informatique, jusqu’à construire un site internet (dédié aux miracles eucharistiques)….
Les signes apparaissent : vivant dans la simplicité, ce qui apparaît d’eux semble provenir de bien plus profond. Comme s’ils étaient simples serviteurs de quelque art, de quelque disponibilité, ou de quelque rayonnement qui les habite… Et c’est vrai !
Celui qui est ajusté vit par sa fidélité… (cf. lecture du livre de Habacucq 2,4 de ce dimanche). Ajusté à ce qui l’habite, ce qui l’habite est aussi ce qui le nourrit et le fait vivre… et le fait être lui-même!
La grâce de Dieu a ceci d’extraordinaire qu’elle est comme le vent qui épouse toute la géométrie de la voile qu’on lui présente, ou comme l’eau qui épouse la terre qui l’accueille ou la végétation qu’il y puise son nutriment…
Quitter cette disponibilité est s’apprêter à mourir. Et cela peut se faire de bien des manières. On peut ainsi s’approprier le don reçu ou s’en enorgueillir (« c’est moi » !). On peut aussi le réduire à des horizons pratiques ou personnels, refuser d’entrer dans le chemin qui s’ouvre ou se recroqueviller sur les acquis. Il manque alors cette demande si importante : « augmente en nous la foi » !
Un don demeure un don… et ne sera jamais un dû ! Servir, sera toujours servir… ‘autrui’… et jamais ‘se’ servir ! Et les occasions ne manqueront sans doute pas de souffrir dans le service, où l’on apprend à servir ‘l’autre’… ce qu’on appelle les ‘contrariétés’, et que chérissait tant le Curé d’Ars comme lieu d’apprentissage de la déprise de soi ou du désencombrement de notre ‘égo’ ! Jusque dans les responsabilités les plus hautes ainsi que l’évoquait Saint Augustin dans les Confessions : « nous ne sommes, nous, que vos serviteurs…, à cause du Christ » [Liv. X] ! Où le trésor de ce grand évêque se rend une fois encore visible dans son humilité… où nous pouvons alors tous l’imiter !