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Pourrait-on nous dire que la vie chrétienne soit triste ?
À Noël, nous avons des bûches… (glacées !) … À l’Épiphanie, nous avons la galette des Rois… A la Chandeleur (que nous fêtons aujourd’hui), nous avons des crêpes ; ce que le Pape Gélase donnait aux Pèlerins venus à Rome pour la fête ! À Pâques, nous avons des œufs (signes de la Résurrection… reste à savoir pourquoi ?). On ne pourra pas dire que les chrétiens manquent d’idées pour réjouir les papilles gustatives !
Et c’est bon !… Mais est-ce pour autant le bonheur ? ou même le salut ?
Oui, 40 jours après Noël, l’Enfant Jésus est présenté au Temple par ses parents : la Vierge–Marie et Joseph. En accomplissant ce que demande la Loi juive, ils honorent le Seigneur et l’Alliance qu’Il a scellée avec les hommes pour qu’ils vivent ! Eh bien, voilà un acte qui pour la première fois est complet, parfait, et en totale adhésion avec la volonté du Seigneur. Pour une fois, le culte véritable envers Dieu qui nous aime est accompli en plénitude, sans manque aucun, sans avoir quoique ce soit à parfaire dans le « oui » !
Relisons bien l’événement : l’Enfant Jésus (Dieu fait homme) vient dans le Temple, ce lieu où Dieu a déclaré « habiter » au milieu de son peuple. En faisant cela, nous devons remarquer que c’est la première fois dans l’histoire qu’un de l’humanité (Jésus) obéit à Dieu, sans réticence, sans obstacle, et dans une adhésion totale que rien n’entrave. Jésus est en pleine communion avec le Père, et Il met au même moment la vie humaine en pleine communion avec le Père. Le Salut est en train de se réaliser… en réparation au soupçon d’Adam et Ève, et du déferlement du refus et du mal qui en ont suivi. Les faux bonheurs sont débusqués, le soupçon envers Dieu est démasqué, la concurrence envers Dieu est dissoute, etc. Et nous entrons alors dans toute une pleine année devant nous pour vivre cette vie nouvelle…
Nous pouvons alors « jubiler » … ce n’est donc pas une simple coïncidence. La grâce dont vit le chrétien et qui lui vaut de porter ce nom, n’est pas qu’il n’y ait plus le mal, suffisamment malin pour faire le mal et en faire accuser les hommes ou même Dieu ! La grâce dont vit le chrétien est bien, AU MILIEU DU MONDE TOUJOURS BLESSÉ PAR LE MAL (et peut-être chaque jour encore plus), DE CHOISIR DE MARCHER AVEC LE SEIGNEUR, de vivre Son Alliance… Ce n’est pas parce que les nuages s’assombrissent que le soleil qu’est Dieu nous a quittés, au contraire ! En vivant selon cette vie plus forte que la mort que Dieu fait jaillir en nous depuis notre baptême-confirmation, nos « yeux voient le salut que Dieu a préparé » … et c’est nous désormais qui sommes ses témoins « à la face des peuples », pour reprendre les mots de Syméon qui en attendait la venue et la réalisation dans le Temple. Et son feu qui nous déborde !
Ne ratez pas les crêpes !