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Jean-Marie Vianney s’approchait d’Ars pour y prendre sa charge. C’était en février 1818. Il rencontre un petit berger qui lui indique son chemin. « Tu m’as montré le chemin d’Ars, lui dit alors le saint curé, je te montrerai le chemin du ciel ». La phrase est célèbre ; elle mérite cependant d’être méditée.
Qu’attendons, que désirons-nous ultimement, que demandons nous donc à Dieu et à ses ministres ? Mille choses me direz-vous et des plus légitimes : la paix dans les cœurs et dans le monde, la guérison des malades, un travail pour chacun… Sans doute, mais ce à quoi notre cœur aspire au plus profond de notre foi, n’est-ce pas de trouver « le chemin du ciel » et plus, l’avènement même du Christ à la fin des temps, la vie éternelle. C’est ce que nous chantons à chaque messe : … nous attendons ta venue dans la gloire ! C’est aussi le dernier mot de l’Apocalypse : Viens Seigneur Jésus – nous t’attendons.
Le saint curé d’Ars voyait l’essentiel : en prêchant il nous invitait à la conversion en vue de la vie éternelle ; en confessant, il voulait nous ôter toute entrave vers le ciel, par son intercession, sa prière fervente, il voulait nous soutenir dans notre marche vers ce même but.
En un mot, il voulait « nous montrer le chemin du ciel ».
L’évangile de ce dimanche, la parabole de Lazare et du mauvais riche, nous invite, là encore, à ne pas être sourd à l’invitation au salut ou incapable dans notre aveuglement à faire ce petit pas auprès du pauvre Lazare pour avancer avec lui sur le chemin du ciel ! La considération de la vie éternelle et du jugement dernier ne sont point pour nous effrayer mais au contraire pour faire grandir en nous l’Espérance, la perspective heureuse de la rencontre décisive avec le Seigneur dans son Royaume.
Le saviez-vous, le petit berger auquel le saint curé avait promis de lui montrer le chemin du ciel, s’est si bien attaché à suivre ce précieux guide du ciel qu’il passa de ce monde à l’autre 5 jours tout juste après Jean Marie Vianney. Notre grand guide et pasteur à tous, bien sûr, c’est le Christ, nouveau Moïse, nouvel Eli, écoutons-Le.
Mgr Patrick Le GAL
(évêque auxiliaire de Lyon)