Semaine du 8 mars 2026

Le maître mot

 

Je nous propose que le maître mot de ce temps de Carême ne soit pas le mot CONVERSION, mais plutôt le mot PROGRESSION.

Vous me direz pourtant que les deux mots portent en eux une même dynamique de mouvement vers… En cela la conversion apparaitra comme une finalité recherchée. Mais une finalité jamais atteinte, jamais réalisée pleinement.

En prêtant une attention particulière au mot PROGRESSION, nous réalisons ce qu’est véritablement le temps de Carême. C’est ce que l’Église nous faisait demander déjà dans la prière d’ouverture de la messe du premier dimanche de Carême ? : Dieu tout-puissant, toi qui nous invites chaque année à vivre le Carême en vérité, donne- nous de progresser dans l’intelligence du mystère du Christ et d’en rechercher la réalisation par une vie qui lui corresponde.

En mettant les choses à leur place, nous voyons qu’en vérité, le temps de Carême est une grâce accordée pour nous élever étape par étape, dans la connaissance du mystère du Christ en vue d’une vie beaucoup plus ajustée à la volonté de Dieu.

C’est bien cette dynamique que nous devrons retrouver et le Seigneur Lui-même le veut ainsi avec son Église qui nous met en route en toute confiance avec l’assurance de l’Esprit Saint qui nous accompagne dans la prière, l’effort pénitentiel et la charité qui vient du cœur.

Comme nous le dit le Saint Père dans son message de Carême, la progression quadragésimale se fait à l’écoute de Dieu Lui-même, et il se trouve qu’en ce moment il touche à tous les aspects de notre vie humaine, de l’actualité, et les problématiques qui perturbent la quiétude de nos vies intérieures. Il a un seul désir, c’est de nous libérer définitivement de nous-mêmes et de toutes les entraves qui nous tiennent captifs et prisonniers.

Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.

Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.

Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son coeur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse.

Nous voilà donc rassurés par rapport à l’importance de l’écoute du Seigneur sur le chemin qui monte vers l’accomplissement de son mystère qui en est l’objectif principal et final.

À cette étape de notre marche, le Seigneur veut étancher notre soif sur la route comme Il l’a fait pour son peuple marchant à travers l’immense. Mais il veut surtout nous abreuver à la source de la VIE qu’il est Lui-même, pour que nous vivions désormais de Lui et pour Lui, c’est alors que nous pourrons dire comme les habitants de Sychar qui venaient de faire le même le même cheminement que la Samaritaine que : Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. » Une parole dont seul un coeur retourné est rendu capable. En avant !

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Rédacteur.

P Jean Toé

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