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Chers Paroissiens, chers Pèlerins !
Depuis le 1er décembre 2024, nous, Corps des baptisés, sommes entrés de plain-pied dans le cycle de Noël par le Temps de l’Avent, sa véritable porte centrale, dont on célèbre aujourd’hui le dernier dimanche. Après le Mystère Pascal, l’Église n’a rien d’autre de plus sacré que la célébration de la Nativité du Seigneur et de ses premières manifestations : ce qu’elle accomplira d’ici 3 nuits, 3 jours, avec notre entrée dans le Temps de Noël. Les textes de ce 4e dimanche de l’Avent, année liturgique C, telle une aurore triomphante qui illumine tout, nous font déjà goûter, de manière anticipée, à la grande joie de la Nativité, en nous présentant Marie, troisième Étoile de l’Avent (après Isaïe et Jean-Baptiste), sous les draperies de Mère du futur Libérateur d’Israël et Arche de la Nouvelle Alliance. Dans la première lecture de ce jour (Mi 5, 1-4a), le prophète Michée, usant du langage d’encouragement, rassure Israël, livré à ses ennemis et ressentant un crucial abandon de la part de Yahvé, que son Dieu réalise toujours ses promesses. Il leur enverra sous peu le Roi idéal qu’ils attendent et Celui-ci les libèrera de l’oppression des impies. C’est lui qui apportera la sécurité et la paix à tous, car Il sera grand jusqu’aux lointains de la terre (v. 4a). D’ailleurs, un signe grandiose annoncera sa venue : l’enfantement de celle qui doit enfanter à Bethléem-Éphrata, le plus petit des clans de Juda (vv. 1-2) ! À travers ces mots remplis de sens, on voit, au loin, Marie briller comme Mère du Sauveur. L’enfant qui naîtra d’elle parce que Berger (v. 3) d’Israël, sera le Modèle de l’obéissance au Père à travers sa disponibilité hors du commun ( » Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté » He 10, 5-10). Désormais, le mystère de Marie se comprend à travers celui de son Fils. Toute chose qui pousse Élisabeth dans l’Évangile de ce Jour (Lc 1, 39-45), à confesser, sous l’action de l’Esprit-Saint, que Marie est bénie entre toutes les femmes et béni réciproquement aussi, Jésus, le fruit de ses entrailles. Luc nous donne de contempler, dans cette belle page biblique, Marie comme Arche de la Nouvelle Alliance. Et voici comment :
Dans le Livre des Chroniques, lorsque David fut installé comme Roi Israël, il va envisager faire monter l’arche d’alliance à Jérusalem. 30 000 hommes vont se réunir et l’arche sera portée et posée sur un chariot neuf au son de tous les instruments de musique de cette époque-là. Et la longue marche commença. Après le fatidique incident de la mort de l’homme qui avait osé mettre sa main sur l’arche en cours de route, David se décida alors d’aller la garder, un moment, chez un homme du coin qui s’appelait Obed-Edom. L’arche restera chez lui 3 mois. Ayant appris que l’arche faisait des miracles dans la maison de ce dernier, David se décida de nouveau d’aller la reprendre. L’auteur sacré de ce livre nous dit que David dansait, tournoyait devant l’arche de toutes ses forces lors de sa nouvelle reprise jusqu’à Jérusalem. Ce récit a des liens exégétiques et théologiques très forts avec cet Évangile de la Visitation :
Que le Seigneur nous fasse donc revenir à Lui ; que son Visage s’éclaire, et nous seront sauvés (Ps 79)!
Bon dimanche à tous !