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Ou pour le dire autrement : suite aux élections, notre vie a repris… plus ou moins bien, concédons-le… Mais Dieu n’est-il pas toujours dans notre quotidien, ou y est-il vraiment ?
Dieu envoie des prophètes. Non pas pour signifier la fin de la récréation, mais pour réveiller la conscience des Hébreux. Ils devraient vivre selon la Loi de Dieu, dans le pays qui leur a été donné pour cela, et en recevoir ainsi les bénédictions. Ils regimbent quand le prophète (Amos en l’occurrence ce dimanche) arrive et les interpelle alors qu’il vient pour les sortir de la torpeur dans laquelle le péché, l’éloignement et l’oubli de Dieu les ont fait sombrer… gentiment !
Le terme de l’aventure est inespéré : vivre le bonheur d’être avec Dieu, d’être en Dieu ! Découvrir Sa grandeur, Sa majesté, Sa puissance, Sa bonté, Son amour… et en vivre. Être partenaire de Dieu jusqu’à devenir fils/fille de Dieu dans le Fils unique. Qui n’a pas rêvé de « faire un héritage » qui transformerait son quotidien ? Dans le (formidable) prologue de la Lettre de St Paul aux Éphésiens lu aujourd’hui, Dieu nous dévoile le mystère de notre vocation humaine[1]… et nous nous excuserions de le délaisser par notre ingratitude et notre suffisance ? « Malheur aux riches » disait Dieu dans St Luc… en effet, « la bande des vautrés n’existera plus » (qu’ils soient ‘riches ou non’) dit le prophète Amos (6, 7). Et nous ne voyons pas que nous sommes dans cette situation… Le chemin est escarpé et parfois méprisé : Pourquoi le Christ envoie-t-il ses disciples dans une telle vulnérabilité ? « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » … « Restez là où vous serez accueillis » (sans craindre de partir si vous n’êtes pas accueillis) … Un tel dénuement et une telle fragilité ou dépendance envers les événements et les personnes devraient attirer le regard. Serait-ce que Dieu abandonnerait les siens ? Serait-ce qu’Il les ferait se jeter dans la gueule du loup ? Ou ne serait-ce pas plutôt si grave qu’il faille bien en prendre les moyens : la charité à mains nues, pas de carapace !
En effet, sans Dieu, l’Apôtre ainsi envoyé en Mission, ne pourrait « tenir » , tant est aiguë sa vulnérabilité. En même temps, la moindre protection serait prise par les interlocuteurs pour une carapace et deviendrait suspecte. Mais Dieu, leur réconfort, manifeste ainsi sa puissance… tout autant que le drame. C’est face au démon que la vie des hommes se joue et pas simplement dans une cour de récréation, fut-elle à la taille du monde. C’est vers Dieu que leur cœur endurci, dédaigneux et ingrat doit se convertir.
« Sans Dieu nous ne pouvons pas vivre » pourrait-on dire, en transformant si peu ces paroles de martyrs[2] ! Mais, est-ce bien sûr dans notre cœur, dans notre intelligence, et dans notre manière d’envisager notre vie, voire… nos vacances ?
[1] St Paul aux Éphésiens Ch 1… de quoi émerveiller tout chrétien endormi !
[2] . « sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre » disaient les martyrs d’Abitène (Tunisie ; 304 persécution de Dioclétien)…