Le site du Sanctuaire utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur le site et pour répondre à ses besoins statistiques et de mesure d’audience, pour les améliorations futures du site. Les cookies fonctionnels, techniques et de sécurité ne sont pas paramétrables car ils sont nécessaires au bon fonctionnement du site. Pour en savoir plus sur la manière dont nous traitons vos données, veuillez consulter notre politique en matière de protection des données personnelles.
Dans cette histoire-là, s’agit-il de répondre et de réparer un péché ? Peut-être. Remarquons que lors des 2 premières demandes « m’aimes-tu » du Christ vers Pierre, le mot « agapê » (amour divin) est utilisé… Quand à la 3ème fois, le mot « philo » (amour humain) est utilisé, Pierre se rend alors compte qu’il n’est capable que de « l’amour humain » et pas de « l’amour divin » ! Ne s’agit-il pas alors de répondre à Dieu … de cette manière la plus ajustée où le pécheur confesse la distance et les refus par rapport à Dieu qu’il reconnaît alors comme son Sauveur ? En effet, qui pourrait « réparer » son péché ? Seul le Christ dit un « oui » complet, total, sans orgueil, pour toujours et sans restriction, à son Père. N’est-ce pas ainsi que le Fils veut alors introduire Pierre à « Le suivre », en répondant à l’appel, ET en épousant la manière de répondre : « Il n’y a pas deux bonnes manières de servir Notre Seigneur, il n’y en a qu’une, c’est de le servir comme il veut être servi » [NODET 31/139]. Il aura fallu tout cet échange pour que Pierre bascule dans « la manière de faire de Dieu ».
Et ainsi avons-nous à ARS un exemple tout proche et relevant d’une démarche tout à fait similaire : rappelons-nous que Jean-Marie Vianney dût par 3 fois, revenir sur sa volonté propre, et entrer progressivement dans la volonté du Père. Par 3 fois, il s’enfuit d’Ars, non par lâcheté ( !) mais pour « prier et faire pénitence pour ses péchés», indigne qu’il se sentait d’avoir reçu la charge de Curé, et écrasé qu’il était par cette charge que jamais il n’avait convoitée. « Vous ne savez pas ce que c’est de passer du confessionnal au tribunal de Dieu » disait-il [NODET 48/139]. Il voulait surtout ne pas « mourir en étant curé ». C’est pourtant ce qu’il finira par accepter à l’issue de la 3ème fuite : c’est bien contre son gré qu’il mourra curé, et quasiment par « la faute » de Dieu.
Les hommes ou femmes propulsés aux plus hautes responsabilités, encore plus lorsqu’il s’agit de charges dans l’Eglise (et donc de communion dans le dessein divin de salut) sont ainsi appelés à se rappeler souvent cette loi spirituelle connue : c’est l’humilité (voire l’humiliation) qui est chemin de salut et chemin de la plus étroite communion dans le Dessein du Père, avec le Christ et dans l’Esprit-Saint. Ainsi avons-nous de bonnes raisons de prier pour nous autant que pour le futur pape. « Que tout se passe selon ta parole » (Luc 1), répondait la Vierge Marie. De quoi réjouir le Saint Curé d’Ars en ce temps de jubilé, où nous venons de fêter il y a 2 jours la consécration de toute la Paroisse à la Vierge Marie… et où nous avançons vers le prochain jubilé : des familles, et de tous les « Vianney » et « Jean-Marie » jeudi 8 mai à venir…
PS : Nous rendons grâce pour le passage du Père Antoine HARDY, ancien curé d’Ars, ce jeudi 1er mai. Nous avons pu, avec lui, parcourir le village du Saint Curé !
« Un grand merci au Père Rémi de m’avoir invité à partager votre joie de fêter le Jubilé de la Paroisse d’Ars. Grande joie de revoir tant de visages et de reprendre les conversations là où on les avait laissées. Bonne continuation du Jubilé. Soyez assurés de ma prière ».Père Antoine +