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Il ne se trompe pas, celui qui met sa foi dans le Seigneur, celui dont le Seigneur est venu frapper à la porte de sa vie… celui qui s’est levé pour se mettre à la suite du Seigneur, quoiqu’en pensent les voisins, les amis, les plus proches ! On pourrait poser la question autrement : Sommes-nous vraiment heureux avec le monde que nous vivons ? Sommes-nous vraiment heureux avec ce que nous vivons dans le monde d’aujourd’hui ? Il ne s’agit pas d’être défaitiste, ni pessimiste. Mais la question se pose réellement : est-ce que notre soif de bonheur ne va pas beaucoup plus loin que de belles vacances, ou la réussite (pourtant souhaitables à tous !) ?
Pensez-vous que le Curé d’Ars aurait pu porter tout ce qu’il a porté, aurait pu traverser tout ce qu’il a traversé s’il n’avait pas été habité par cette présence de Dieu qu’il a accueillie, qu’il a choisie… et pour laquelle il a tout donné ? Cette grâce de présence de Dieu chez Jean-Marie Vianney est bien sûr une grâce. Mais c’est aussi un choix de vie de la part du disciple qui plonge, qui « quitte tout pour suivre le Christ » (comme on dit dans l’Évangile), qui bouleverse sa vie pour rendre grâce à Jésus son Créateur et son Sauveur !
Il ne se trompe pas celui qui met sa foi dans le Seigneur et qui désormais en fait dépendre sa vie.
Nous avons à Ars le privilège d’avoir pour compagnon de nos journées celui qui a réalisé au quotidien ce pour quoi l’homme est fait : être uni à Dieu et le vivre au quotidien… Ce qui fait qu’évidemment, le diable (le Grappin !) ne s’y est pas trompé : il fallait absolument anéantir ce témoin gênant ! « L’âme ne peut se nourrir que de Dieu ! Il n’y a que Dieu qui lui suffise ! Il n’y a que Dieu qui puisse la remplir ! Il n’y a que Dieu qui puisse rassasier sa faim. » disait Jean-Marie Vianney (Nodet, 34/139).
Or, quand nous sommes contrariés nous nous croyons brimés… quand nous sommes dans les difficultés (pourtant bien réelles), nous croyons que Dieu nous a abandonnés ! Mais est-ce que nous-mêmes nous abandonnerions notre enfant dans la difficulté ? C’est bien tout le contraire ! Alors pourquoi se laisser croire que Dieu ferait « moins bien » que nous ?
Au même moment, le même Curé d’Ars nous redit « Approchez-vous de Dieu, Il s’approche de vous » (Nodet, 34/139) … Lui qui traversait les mêmes « déserts1 » que nous : « Notre pauvre cœur est sec comme de l’amadou, comme un morceau de liège, dur comme un caillou, froid comme le marbre. » (Nodet, 35/139) Il ne « sentait » plus Dieu… Il le constatait pour lui-même « Si le Bon Dieu me fait des grâces, il permet aussi que j’ai bien des tentations ; tantôt je suis dans le chagrin ; tantôt le dégoût de la prière m’accable. » (Nodet, 35/139) Et pourtant, il n’abandonnera jamais le Seigneur… il sait trop combien ce serait mortel pour lui… mortel pour son âme qui s’effondrerait dans la mort intérieure, même si la personne continuerait à faire bonne figure… ce qui ne durerait jamais longtemps.
Tandis que Dieu nous rejoint en Jésus-Christ pour nous libérer du mal et de la mort, faisons-Lui cette gratitude, cette semaine, de transformer un peu de notre vie pour Lui redire en actes que nous L’aimons. Redisons-Lui que nous Le remercions de nous avoir sauvés de la mort. Pourquoi hésiter : n’ayons pas peur de marcher maintenant de manière nouvelle, avec Lui… n’ayons pas peur : Il nous fait entrer concrètement dans le Salut, et c’est maintenant !