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« Ça servirait à quoi d’édifier des églises s’il n’y a personne pour s’y rendre ? » demandait dans un passé très récent, un cardinal un peu à brûle-pourpoint à des chrétiens soucieux que les décisions gouvernementales de l’époque n’allassent pas décréter la fermeture des édifices religieux… (silence dans les rangs)…
En effet, c’est bien parce que le peuple des chrétiens, les disciples du Christ, voulaient se rassembler en répondant à l’appel du Seigneur qu’ils sont venus se retrouver dans un lieu qui finit alors par porter le nom d’assemblée (ecclesia = église !). « Où est l’assemblée ? » demandait-on… « Où vas-tu ? »… Réponse : « À l’assemblée »… « À l’ecclesia »… « À l’église ».
En acceptant de se convertir, le disciple permet à Dieu de « construire pour lui le temple vivant que nous sommes, et (il) fait grandir l’Église, répandue dans le monde, à la mesure du Corps du Seigneur »… dit la préface de la Dédicace que nous entendons ce jour, dans nos édifices consacrés dont nous n’en connaissons pas la date anniversaire. Et que se passe-t-il alors ? « Tu fais grandir l’Église, (…), pour qu’elle devienne, en plénitude vision de paix, cité céleste, Jérusalem » ! Le Corps (ecclésial) du Christ s’édifie ainsi… et chacun peut constater que, « par l’annonce de l’Évangile, se répand sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église[1] » dit le Concile Vatican II.
Le Jubilé peut être alors le temps d’action de grâce (eucharistie) pour tant de merveilles dispensées par Dieu créateur et sauveur pour l’humanité déchue et maintenant rachetée ; « pour nous transformer nous-mêmes en offrandes qui soient toujours agréables[2] (à Dieu) ». Voilà ce que vit le disciple, pierre vivante dans l’Église que Dieu édifie… Voilà ce que le prêtre a mission de vivre dans le ministère « in persona Christi capitis[3] » où il prête sa personne pour qu’agisse par lui l’Unique Pasteur des hommes, Jésus-Christ… Ce que le prêtre assume en tout premier dans le don de sa personne « in nomine ecclesiae[4] » face au Père, nous rappelait le Saint-Père il y a peu dans une ‘notice’ sur l’art de célébrer.
Pour que cette clarté du Christ resplendisse aussi sur le visage de chacun des nôtres, nous allons garder ouverte pendant une année complète cette « Porte de la Miséricorde » de l’église St Sixte d’Ars où vécut le Saint Curé dont nous fêterons le Centenaire de la Canonisation. Puissent chacune des pierres vivantes de l’Église venir se régénérer à la grâce de Dieu et l’amour divin et fraternel… dont le monde pourra alors se réjouir !
[1] In « Lumen Gentium » § 1.
[2] Oraison-Collecte ‘pour l’anniversaire de la Dédicace dans l’église consacrée’ nv Missel p. 863.
[3] « en la personne du Christ-tête »
[4] « au nom de l’Église » : le prêtre agit « au nom de l’Église »… dans le face à face que vit le Christ devant son Père.