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Le chrétien, après quelques tâtonnements, répondra bien sûr : « le Seigneur » !
En fait… lors d’une préparation pour la première communion, des parents réunis par groupe de 6 personnes avaient été conduits progressivement jusqu’à cette question… formulée légèrement différemment : « qu’attendez-vous ? » Une maman s’était levée devant tout le monde et avait fini par dire : « en fait, mon Père, il faut bien reconnaître : nous n’attendons rien ! » (rien de plus que ce que nous avons dans notre univers déjà… et certainement pas « le Christ, ni le Christ dans… son retour dans la gloire » comme on le dit à chaque messe)… En fait, nous en étions là ! Comme des brebis sans berger, et perdues sans le savoir ils semblaient pouvoir se mouvoir dans la vie quotidienne, mais sans véritablement avoir d’attente profonde, absolue… ni se reconnaître comme privé d’un terme de vie de bonheur !
Le pire en fait n’est pas seulement d’être perdu. Perdu en forêt, on sait qu’il faut marcher tout droit… et on finira par (s’) en sortir… Le pire est de n’avoir pas conscience d’être perdu, et de s’en tirer par des embryons de réponses quotidiennement renouvelées, ravivées, remises à jour ! Pendant cet été, pourquoi ne pas relire « le Curé de Cucugnan » [Alphonse DAUDET ; in « Les lettres de mon moulin »]… à défaut de pouvoir rencontrer de nos jours le Curé d’Ars. Il se pourrait que les deux Curés aient eu la même intuition et les mêmes angoisses (positives) chevillées au corps.
Les foules courraient après Jésus… Même lorsque celui-ci tirait ses disciples à l’écart afin que ces derniers se reposent… « A l’écart » ! Et nous découvrons que pendant ce temps, le Christ-Sauveur les « enseignait longuement »… Il se pourrait, d’ailleurs, qu’Il continuât à faire de même.
Pourquoi s’en priver ?