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Pas seulement pour son garde-manger… mais pour sa vie, son avenir, sa compréhension du monde ?
Voici que la ‘pauvre veuve’ de l’Évangile a mis ‘deux piécettes’ dans le Trésor du Temple… Tout pour Dieu. Rien que pour Dieu… Et il ne lui reste plus rien pour vivre… Mais seul Jésus-Christ a repéré le geste qui pourtant était visible par tous, et donc aussi par ses disciples et apôtres. Si on en restait à la vie du monde, la vieille dame ne présentait pas assez d’intérêt pour qu’on s’occupât d’elle… Elle n’était pas assez représentative peut-être pour certains… La Vierge Marie était vraisemblablement veuve, elle aussi. Combien sont passés à côté d’elle sans la voir, sans l’apprécier à sa juste place… ? Le Curé d’Ars nous réveille de ce côté-là.
Cela pourrait valoir aussi pour d’autres. En effet, on pourrait se demander comment les Apôtres ont-ils fait pour ne pas voir la veuve dans son geste d’offrande, et comment se fait-il qu’il ait fallu que le Christ leur ouvrît les yeux ?
Il en est de même aujourd’hui dans le regard porté envers divers événements d’Église. Combien sont venus voir le Curé d’Ars et n’ont rien trouvé d’extraordinaire en lui ? Ne fallait-il pas un regard de foi pour déclarer après la rencontre : « J’ai vu Dieu dans un homme » ? De même, 40 ans plus tard, combien de sœurs, religieuses carmélites autour de Thérèse de Lisieux ont déclaré n’avoir rien à dire de si extraordinaire sur elle ? Combien de chrétiens ou de prêtres, aujourd’hui encore, peuvent passer à côté du trésor de grâce dévoilé par Dieu en Jean-Marie Vianney et que l’Église authentifie pourtant en nous le présentant comme saint Patron de tous les prêtres de France (1905) ou saint Patron de tous les curés ‘Urbi et orbi’ (31 mai 1925) ?
Il en va donc de même pour nous aujourd’hui : nous savons qu’un des grands pièges de l’Occident, pourtant glorieux de tant de découvertes, réside dans son orgueil d’intelligence. Non seulement vouloir tout maîtriser, mais vouloir aussi tout expliquer et amoindrir, sinon effacer (au moins de son univers) ce qu’il ne comprend pas ou ce qu’il réduit à ses seules vues, qu’elles soient économiques, politiques, de pouvoir ou d’argent, religieuses, etc. Cela peut aller jusqu’à tout réduire même l’existence chrétienne à sa vision de la vie chrétienne, sans accepter de se laisser déranger, quoiqu’il en dise, par Dieu-Lui-même et Dieu-en-son-Église. Qui serait assez fou pour tout miser sur Dieu ? Il ne s’agit donc pas seulement du regard envers la veuve de l’Évangile…
L’humilité… disait le Curé d’Ars… « Seul l’orgueilleux croit qu’il fait toujours bien » … disait-il… nous y voilà.
Demandons au Seigneur de nous prendre réellement dans Sa main pendant tout ce Jubilé « Ars 2025 » pour qu’Il nous fasse goûter la joie d’être blotti contre Lui, tant nous aurons été saisis par Lui comme ses enfants…