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« Lui nous a aimés le premier » : l’amour n’attend donc pas que l’autre soit à la hauteur, comme on le ferait dans un contrat. Par rapport à toutes les blessures ou imperfections de l’amour humain, Dieu nous montre un amour nouveau. Celui qui aime, aime toujours « en premier »… Et Il inaugure une situation nouvelle : Il inaugure une alliance … « c’est ‘moi’ qui vous ai choisis » dit Dieu… de manière à ce que nous en devenions bénéficiaires, et porteurs-témoins pour le monde ! Quelle chance et quel honneur pour nous, mais quelle charge et quels enjeux aussi.
Quelle est la mesure de cet amour ? Pas moins que l’amour entre le Père et le Fils. La grande nouveauté vient de là. Les hommes sont toujours tentés d’imaginer un « Dieu à leur image »… c’est le contraire : c’est l’amour humain qui va enfin pouvoir s’élever bien au-dessus de tout ce qu’il aura idée de penser, de souhaiter, de rêver et de vivre. Les hommes le rêvent, Dieu nous le fait vivre. Le prototype d’amour, ou l’amour-type sur lequel prendre image sera désormais l’amour divin. A la manière dont Dieu le Père aime Dieu le Fils et à la manière dont Dieu le Fils aime Dieu le Père… à cette manière, selon cette ressemblance et dans cette dynamique, va être renouvelé, transformé, transfiguré… métamorphosé… ressuscité dès à présent l’amour humain alors qu’il était toujours jusqu’à présent limité par la mort, le péché, l’injustice, la fatigue, … autrement dit, limité par sa propre finitude et le péché qui l’a blessé !
Y a-t-il des « bénéficiaires exclus » ? Dans les Actes des Apôtres St Pierre constate que Dieu-l’Esprit-Saint est tombé aussi sur des « non juifs », c’est-à-dire, sur les « païens » qui par définition ne connaissent pas Dieu, et ne bénéficiaient pas de la Promesse faite au Juifs et qui vient de se réaliser par la Résurrection du Christ et l’envoi de l’Esprit Saint. Ils ne sont cependant pas sans chercher Dieu, selon leurs capacités propres, et deviennent ceux qui « craignent Dieu », et dans leur vie d’hommes honnêtes « font ce qui est juste« . L’amour n’est donc pas un sentiment qui agirait à sa guise ; le sentiment ne suffit pas et ne doit pas non plus être un obstacle. L’amour est un don. Ce don provient de Dieu (Trinité des Personnes) et ouvert à tout homme « qui craint Dieu et fait ce qui est juste » … En cela aucune restriction de la part de Dieu… seules nos mesquineries et nos péchés peuvent y faire obstacle… L’homme dans sa recherche la plus profonde et la plus étendue avec la raison est honoré. L’amour n’est pas arbitraire ni magique, ni incantatoire, ni velléitaire… Il y a une objectivité à l’amour : faire ce qui est bien, juste et bon…. et ne pas s’être mis au centre, ni omniscient, ni individualiste, mais à l’écoute ou à la recherche de l’autre (personne, vérité, justice…) voire Dieu Lui-même !
Conclusion : L’amour est donc ‘premier’ , il est selon la mesure même de Dieu, et il devient objectif et honorant tout l’être humain corps-âme-et-esprit. Et tout homme qui cherche le vrai, le juste, le bien et le bon ne manquera pas d’acquiescer à Dieu lorsqu’Il se présentera à lui. Mieux encore : peut-être se fait-il que ce drame existentiel de relation « maître-esclave » qui traverse l’histoire et blesse toute exercice de la vie sociale est en train d’apparaître comme la défiguration (par le péché) d’une autre relation que nous venons de découvrir : la relation « père-fils », originée en Dieu, et donc ‘première’, et dans laquelle l’homme entrant dans le Salut va pouvoir enfin vivre, honorant l’image dans une ressemblance divine plus parfaite !
Rendons grâce à notre Dieu qui nous a gratifiés d’une telle vie nouvelle