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Le plus proche de nous, Carlo ACUTIS, est né à Londres, le 3 mai 1991 ; sa famille rentre à Milan dont ils sont originaires dès septembre. Il mourra d’une leucémie, 15 ans plus tard, à Monza en 2006. Très pieux, il était aussi « surdoué » dans le domaine de l’informatique, et en particulier d’internet. D’une foi vive, sa dévotion particulière à l’Eucharistie (il avait fait sa première communion à 7 ans) le poussa à confectionner un site internet recensant tous les miracles eucharistiques du monde. « Être toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie ». Refusant d’être plus pugnace, il explique que « le Seigneur ne serait pas content si je réagissais avec violence ». Son usage d’internet se fait avec autant de dextérité que de discernement, aidant ses camarades à se servir de cette nouveauté et … à se protéger des pièges … du « virtuel » pour demeurer dans le monde réel où « Dieu est présent ». Il connaît la valeur de chacun : tous les hommes naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies…
Plus lointain de nous, Pier Giorgio FRASSATI est né en 1901 et mort à 24 ans le 4 juillet 1925, d’une poliomyélite contractée en s’occupant des pauvres. C’est donc au moment du centenaire de son retour à Dieu qu’il va être canonisé. Il n’est pas forcément très brillant dans ses études, mais dans ce qui est vu comme du « vagabondage », il se dépense auprès des jeunes de sa classe, dans un véritable amour et une vraie participation à la souffrance humaine. Il s’inscrira à plusieurs associations caritatives (dont St Vincent de Paul)… rendant service à ceux qui n’ont rien. Il déserte les activités mondaines pour vivre l’Évangile auprès des pauvres. Épris de montagne, il rencontra une fille dont il tombera amoureux, mais sans se déclarer, voyant bien la différence sociale et pour ne pas l’embarrasser… Très investi dans le monde, il semble pourtant bien plus attaché à ce moment du passage à la vie dans le ciel : le plus beau de tous. Ainsi se fonde-t-il davantage sur ces liens d’amitié fondés sur la prière et la foi. À l’approche de ses 24 ans, alors qu’il était toujours en bonne santé, il n’assistera pas aux obsèques de sa grand-mère, avec un mal de tête qui le clouera au lit qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort, atteint de poliomyélite. À sa mort, son père autrefois rétif à son action, sera bouleversé par l’afflux des amis et des soutiens… il redécouvrira la foi et se convertira… ce sera comme le premier miracle de Pier Giorgio FRASSATI
Tous les deux ont comme points communs de vivre dans la simplicité, d’être modestes et intelligents. Tous les deux sont ouverts aux innovations dans le monde autant qu’à la bienveillance auprès des pauvres. Carlo ACUTIS laissera un très bon souvenir auprès des concierges qu’il croisait lorsqu’il se rendait à l’école ou à la messe (quotidiennement), Pier Giorgio FRASSATI soutiendra les plus pauvres, jusqu’à contracter une poliomyélite dont il mourra. Tous les deux seront accompagnés lors de leur enterrement de quantité de pauvres dont ils auront été proches, ce qui sera une découverte de la part de leurs parents et amis qui pour beaucoup ne savaient pas ou n’avaient pas réalisé.
C’est là que nous rejoignons l’Évangile de ce dimanche : Si tous les deux ont eu un profond attachement à l’Eucharistie, au sacrement du Pardon, à la vie de charité et à l’obéissance à l’Église où ils trouvaient leur liberté de vivre ; s’ils étaient devenus libres par rapport aux attraits, aux séductions et aux habitudes du monde, n’est- ce pas parce qu’ils avaient préféré vivre selon les appels de Jésus-Christ auquel ils avaient remis leur vie ?
Bonne rentrée, bonne route !