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Oui, les évêques venus dimanche dernier pour le « Jubilé des évêques » ont fait la joie du sanctuaire, de la paroisse et des pèlerins. En effet, ils ont réussi à prendre ces quelques heures sur leur emploi du temps si chargé pour venir se ressourcer auprès du Saint Curé d’Ars. Et après les temps de prière, de belles liturgies, de ressourcement, et d’échange fraternel, apparut la joie simple lors du départ de chacun.
Pourquoi s’attarder sur un écho si banal ? Parce que ce temps si précieux a justement été donné à Dieu, et partagé avec le prochain ou frère. Et la réponse est aussi venue de Dieu ; et par le frère aussi. Nous espérons qu’il en sera ainsi pour tous les autres « jubilés » s’annonçant… Jubilé des artistes, jubilé des artisans, jubilé de la paroisse, jubilé des personnes malades et des soignants, jubilé des personnes seules… etc.
« L’âme de ne peut se nourrir que de Dieu … Il n’y a que Dieu qui puisse la remplir » dit Jean-Marie Vianney [MONNIN I 196 ; 34/139]. Et cela se produit par les chemins si simples de la vie chrétienne : le partage, la prière, l’écoute, le don de soi, la Parole de Dieu… etc. que nous pouvons pratiquer tous les jours.
En 325, le Concile de Nicée annonçait Jésus-Christ « consubstantiel » au Père : même et unique nature divine pour le Père comme pour le Fils… Or le Fils est bien ce « Jésus de Nazareth » incarné, et présent dans sa vie d’homme au quotidien. 1700 ans plus tard nous fêtons l’événement. Rien de ce que nous vivons ne sera plus jamais gardé dans l’indifférence par rapport à Dieu. Au contraire. Une décision s’ouvre alors à chaque disciple : soit tout convoiter, tout garder, tout utiliser… soit tout recevoir comme serviteur, tout accueillir et retourner à Dieu en action de grâce, tous partager et tout faire fructifier. Riche ou pauvre, à nous de choisir.
Notre joie n’est-elle pas de mettre nos pas dans les pas du Seigneur, notre cœur planté en Lui comme l’est un arbre près d’un ruisseau : qui donne du fruit en son temps ? Oui, les fruits ne sont pas toujours visibles. La réussite de ceux qui font autrement l’est davantage. Et peut-être alors entendrons-nous avec plus de foi que « votre récompense est grande dans le ciel » (Évangile de ce jour : Luc 6, 20-26), si à notre tour, nous faisons attention à conforter celui qui avance laborieusement sur le chemin du Seigneur. Aujourd’hui c’est lui, demain ce sera sans doute nous ; rejoints par Dieu qui donne un avant-goût de la vie divine dans la fraternité transfigurée vécue dans la communion des disciples qu’est l’Église ! N’est-ce pas là aussi, le ‘jubilé’ ?