Semaine du 6 avril 2025

« Va, et désormais ne pèche plus. »

Ce passage de la femme adultère est mis au cinquième dimanche de Carême, juste avant de rentrer dans la Semaine Sainte. Dimanche prochain, nous fêterons les Rameaux. Cela nous dit quelque chose de la notion de Salut. « Être sauvé », de quoi s’agit-il ?

Il y a un certain mouvement dans cette scène et voici ce que fait Jésus : Il détourne l’attention des regards accusateurs sur la femme adultère vers Lui-même. Il prend sur Lui nos péchés. C’est déjà le premier mouvement du Salut.

Puis il y a aussi ce mouvement de s’abaisser et de se relever, qui rappelle aussi celui du Salut : le Christ qui a pris notre nature humaine nous ressuscite avec Lui. C’est une forme de délicatesse pour cette femme qui est mise au milieu, debout, en face de tout le monde, de tous ces regards accusateurs… Il ne veut pas la dévisager, Il ne veut pas l’accabler comme les autres, Il veut rester dans une modestie et Il se relève pour faire face aux accusateurs. « Eux, après avoir entendu cela, s’en allèrent un par un, en commençant par les plus âgés. » Une fois renvoyés à leur propre conscience, toute poursuite contre cette femme tombe et ils se retirent. Si notre conscience ne nous juge pas, nous dit l’apôtre, c’est que nous sommes en paix avec Dieu.

Qu’est-ce qui sauve la femme ? C’est à la fois ce geste de s’abaisser et de se relever, ainsi que le fait d’être seul avec Lui. Après cette relation improbable et interdite, elle vit ce cœur à cœur, cette intimité avec le Christ. Et comme l’a dit saint Augustin : « Il y a là le face à face de la misère et de la Miséricorde. » C’est d’être avec le Christ qui permet d’être sauvé.

C’est très beau de voir que le regard du Christ sur cette femme adultère ainsi que cette parole la restaurent, la relèvent. Il s’est abaissé et relevé pour détourner le regard des accusateurs, mais Il s’est abaissé et relevé pour restaurer dans cette femme la capacité d’amour et la capacité de communion.

Tous, nous sommes appelés à devenir les missionnaires de la Miséricorde divine, les témoins de l’Amour de Dieu, les grands bénéficiaires de son pardon. Le temps du Carême nous est donné pour mieux découvrir quel prix Dieu a accepté de payer pour nous racheter de l’esclavage.

Le Père livre son Fils qui assume dans sa chair les conséquences de tous les péchés. La Croix nous révèle l’amour de Dieu qui aime l’homme à en mourir. Le grand obstacle n’est pas notre péché, mais bien le refus de nous laisser toucher par la Croix du Christ, de contempler sa Passion, de nous unir à son sacrifice.

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Rédacteur.

P Thomas Mesidor

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