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Les Juifs mettent la femme au milieu… pour mettre Jésus-Christ à l’épreuve. Et ils le font en utilisant un drame : l’adultère… et ce sera toujours un drame dans la société.. et on l’oriente vers Dieu frontalement… (au même moment Israël vit un autre drame, mais qu’il ne veut pas voir : son infidélité envers Dieu, alors que Dieu fait tout pour le rejoindre, en Jésus-Christ, Dieu fait homme, pour apporter la fidélité et le pardon de ses fautes, le salut).
1ère question : où est l’homme ?
Si la femme est accusée, déclarée coupable, elle seule est mise sur la sellette. Un « flagrant délit » devrait présenter tout autant le partenaire… Pourquoi l’homme n’est-il pas aussi sur la sellette ? C’est louche… il y a un loup…
2ème question : Il est bien dit « pour mettre Jésus-Christ à l’épreuve ». De quelle épreuve s’agit-il ?
2.1. ou Jésus-Christ laisse passer, et il s’érige en opposition à la Loi, il s’oppose à Dieu, et il détruit le mariage… puisque la faute d’adultère ne serait pas suffisamment grave pour être punie. Alors qu’il contient déjà sa propre punition immanente)…
2.2. ou Jésus-Christ condamne la femme… et alors où est la bonté de Dieu ? Juste, peut-être, mais bon ? Mais même pas juste, puisque l’homme n’est ni accusé, ni porté en jugement…
Dans les 2 cas, la question est une manière de disqualifier la parole de Jésus-Christ que Scribes et Pharisiens ne veulent pas reconnaître comme MESSIE (Christ)…
Dans les 2 cas, le sort de la femme adultère, (et même celui de l’homme absent) n’intéresse pas les interlocuteurs de Jésus-Christ … ce qui les intéresse est de se débarrasser de Jésus-Christ qui vient pourtant rénover la relation à Dieu. Il vient restaurer l’Alliance ancienne… et sceller l’Alliance nouvelle… et le fait comme des épousailles avec le peuple juif : Dieu dans tout l’Ancien Testament est présenté comme le « seul époux légitime du Peuple Israël »… Isaïe, Jérémie et Ezéchiel le disent… Et ce seront des « épousailles sur la Croix »…
2/ Comment Jésus-Christ répond-il ? en mettant les accusateurs devant leur conscience.
2.1. Par rapport aux accusateurs : Dieu habite la conscience de l’être humain. C’est même cela qui en fait sa dignité. Bien souvent, l’homme se contente de sa simple opinion… et ne descend pas jusque dans la conscience… « En âme et conscience », si on est dans le face à face avec Dieu, on ne peut que choisir la vérité. Choisir le mensonge, la triche, l’hypocrisie, la jalousie… tout cela rend la vie en conscience extrêmement douloureuse voire insupportable. Plus jamais il ne sera possible de laisser dormir sa conscience… Douloureuse, elle reprochera toujours au pécheur qui ne pourra pas s’endormir dans son péché… En rendant la conscience douloureuse (la lumière face au péché) Dieu accomplit une œuvre de Salut.
[Dieu dit à Sr Faustine KOWALSKA par qui il a répandu l’annonce de sa Miséricorde, qu’il demeure présent, même dans la conscience des plus grands pécheurs pour qu’il ne s’endorme pas dans son péché… pour que par cette douleur persistante le pécheur ne puisse pas s’endormir et qu’il ait ainsi à chaque instant l’occasion d’en sortir en choisissant le bien, la conversion et le pardon ! Dieu y accomplit donc l’œuvre de Salut].
C’est pourquoi dans ces cas-là, il est si courant de fuir sa propre conscience et de se contenter de la simple opinion, voire du raisonnement superficiel, voire de la pensée médiatique et de la mode environnante. Tout le monde fait pareil…, c’est la majorité.. mais l’homme n’est pas heureux.
En âme et conscience, tous quittent les lieux… sachant bien qu’ils ont des choses à se reprocher. Et s’ils pouvaient accepter d’écouter Jésus-Christ pour entrer dans la Nouvelle Alliance, ce serait encore mieux, plutôt que de l’accuser contre sa propre parole…
2.2. Par rapport à la femme accusée : Jésus-Christ remet la femme devant sa conscience aussi :
« va et ne pêche plus » n’est pas une absolution. Aucun pardon n’a été demandé de la part de la femme…
Et juste après ces versets, arrive la grande discussion de Jésus-Christ face aux Juifs qui vont demeurer récalcitrants devant la lumière venant éclairer leur vie.
En effet, ils refusent de descendre dans la conscience pour se trouver face à Dieu et choisir le bien… quitte à réformer leur vie, mais surtout avec la joie de construire leur propre bonheur… voilà ce qu’ils ratent !
St Paul (Phil 3, 9-10) parlait de « la justice qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu qui est fondée sur la foi »… En effet, en « se fiant » au Christ, on oriente sa vie selon ce qu’Il nous dit… on s’ajuste à SA vie… voilà la véritable justice ! Et de quoi s’agit-il ?
Et St Paul continue : il s’agit pour lui « de connaître le Christ, et d’éprouver la puissance de la Résurrection » . Il s’agit, là, de la « puissance de l’Esprit-Saint qui pardonne les péchés, et qui relève le pécheur »… C’est l’entrée dans la vie-même de Jésus-Christ … et qui apparaîtra pleinement dans la Résurrection de Pâques…
Combattre le mal est difficile… sauf pour celui qui est habité par Dieu, qui est nourri par ce face-à-face… Curé d’Ars : le diable n’ose pas s’approcher de celui qui est en présence de Dieu… que Dieu habite.
Voilà ce que Dieu prépare pour nous qui commençons à Le connaître… Ce que le Curé d’Ars appelait « l’union à Dieu »…
Conclusion :
Voilà ce qui se produit dans le face à face dans la conscience du disciple qui plonge à la rencontre de Dieu… Tout l’Evangile en est rempli… toute notre prière et toute notre vie en seront remplies…
Ex : La lecture de l’Evangile ; le soutien du frère (en particulier du « bien à faire » que nous voyons.. mais que par individualisme ou paresse, nous laissons de côté) ; la prière quotidienne et la démarche à l’Eglise ; le pardon qui renouvelle notre vie, qui « re-suscite » la vie (Rm 8) ; le partage avec le frère, celui qui nous est confié…
N’ayons pas peur de choisir ce face-à-face avec Dieu… et d’entrer ainsi radicalement dans l’Alliance nouvelle scellée lors de notre baptême… et qu’Il vient nous proposer de faire grandir. Le bonheur en Dieu.