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Un contexte renouvelé :
C’est donc une joie renouvelée comme telle que de marcher dans notre pèlerinage sur terre, portés et pressés par l’Esprit-Saint, chacun et toute l’Eglise ensemble.
Constat est fait qu’il n’y a pas de milieu intermédiaire entre « vivre bien » et le « mal constaté comme désastre, et dénoncé comme tel »… Un espace intermédiaire, comme une autre manière de vivre, qui ne serait « pas si mal »… et qui pourrait convenir, bien que laissant Dieu de côté tout en sauvant un peu d’humanité. Comme si on pouvait vivre mieux en rendant Dieu absent ou en faisant « comme si Dieu n’existait pas » (Benoît XVI) !… Si nous ne sommes pas ajustés à Dieu, mais livrés à nous-mêmes, nous méprisons Dieu, nous ratons la porte du passage vers le bonheur pour nous qu’est Dieu, et qui est en Dieu ; alors que la soif de bonheur, elle, ne rate pas de demeurer exigeante, « assoiffante »…
Il y a donc bien des aveuglements à débusquer : Notre relative sérénité de vie nous fait croire que nous vivons bien, et nous fait croire que cela peut nous suffire pour toujours. Mail il s’agit, là, d’un double aveuglement :
1/ le monde (même le nôtre, intérieur) ne va pas si bien que cela : le mal se répand, s’infiltre et explose rôdant et cherchant qui dévorer… L’homme livré à lui-même se fait chaque jour plus séduire par les démons : « il ne peut pas plaire à Dieu », dit saint Paul, mais il ne se plaît pas plus à lui-même : les convoitises comme la toute-puissance, la mainmise sur la vie dans ses origines comme dans sa fin naturelle sur terre… L’individualisme du petit bonheur réservé à soi fait autant refuser l’immigré que l’enfant à naître, que le souci d’une vie responsable en communauté, en famille, dans les villes ou dans la société : chacun veut « pour soi », « attirer à soi »… L’horizon de vie réduit à la consommation pour des plaisirs immédiats devient poussé à l’extrême (on se demande si on pourrait aller plus loin !)… L’éducation est en cause (c’est-à-dire la transmission) , mais aussi le sens de la responsabilité personnelle et sociale…
En même temps, l’homme n’est pas heureux… Quand est-ce qu’on va accepter de se relever de cet aveuglement ?
2/ En nous–mêmes, tout n’est pas parfait et un grand vide se fait jour,
S‘il n’y a pas le face à face avec Dieu qui nous fait vivre et qui seul peut combler la créature que nous sommes, nous devenons aveugles, par manque de perspective, par manque de vision, par repliement sur soi. Mais bien sûr, ce « manque » peut ne pas être aussi grossièrement marqué ; il est plus subtilement installé : il y a tout de même de l’aveuglement que nous allons explorer.
Une manière d’être aveuglé : se faire un « face à face » avec Dieu, mais « à notre mesure ».
Le Pape Léon XIV nous donne 2 remèdes, en à peine 6 jours de distance, … qui peuvent réveiller la France entière :
Ce qui est dit envers les Prêtres, peut l’être tout autant aussi pour les fidèles de tous ordres.
Il s’agit bien du don de soi et de l’offrande de soi dans un renouveau d’acte de foi en Dieu et en Son œuvre de Salut (ce qui n’est pas toujours vu comme tel ; il s’agit le plus souvent d’apprendre à « consentir »… et non pas d’abord de « décider » ni de « faire ») . La vie nouvelle est alors celle de « l’Esprit-Saint qui est donné à ceux qui obéissent à Dieu » dit saint Pierre dans les Actes des Apôtres (2 fois).
Et cette obéissance est sollicitée dans « des conditions sociales (ou personnelles) difficiles » . Il s’agit de ce qui est le plus communément un creuset. Par exemple, un renoncement à sa volonté propre ou une atteinte à l’amour propre de la personne. Cela vaut un véritable passage par la croix . De là surgit alors le bonheur véritable de la présence de Dieu qui accompagne son disciple se convertissant, et qui comble le pécheur pardonné et témoin « miséricordié ». Seul Dieu peut combler la soif humaine… la glace de l’enfant, ou le baiser attendu de la fiancée ne suffiront pas (ou ne suffiront qu’un moment)… Le véritable enjeu est bien le « oui » à Dieu…
Ne nous leurrons pas, ce ne sont pas nos petites histoires ou chamailleries qui sont en cause : c’est ce oui à Dieu. Et le « grappin » sait très bien où il faut taper, séduire, ou s’infiltrer pour créer le trouble, engendrer le soupçon, distiller la mort à petit feu !
Ne nous trompons pas : le véritable enjeu est bien ce « oui » à Dieu que le grappin veut empêcher, détourner, miner par l’intérieur…