Le site du Sanctuaire utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur le site et pour répondre à ses besoins statistiques et de mesure d’audience, pour les améliorations futures du site. Les cookies fonctionnels, techniques et de sécurité ne sont pas paramétrables car ils sont nécessaires au bon fonctionnement du site. Pour en savoir plus sur la manière dont nous traitons vos données, veuillez consulter notre politique en matière de protection des données personnelles.
Une homélie en 2 temps : ce que l’épisode des 3 tentations révèle du drame du péché… (et de la Miséricorde divine) et … ce que le Curé d’Ars nous donne comme exemples de tentations… si courantes et non moins dangereuses.
1/ Premier constat dans la révélation : le Seigneur Jésus-Christ fut tenté dans le désert…
Le mal n’est pas une idée, ni une invention… c’est quelqu’un. Ce quelqu’un se hisse contre Dieu. Comme il ne peut pas atteindre Dieu… il va chercher à l’atteindre dans son œuvre… et la plus belle œuvre de Dieu est l’homme.
Dieu se glisse dans l’homme, en s’incarnant en Jésus. Et le diable, se hissant dans l’orgueil va tenter d’en profiter pour anéantir Dieu dans son œuvre assumée ! Et c’est le diable qui va s’y trouver piégé !
2 conclusions immédiates à tirer de cela :
La coupure d’avec Dieu est tellement terrible que Dieu lui-même a dû en arriver à habiter la nature humaine pour enfin arriver à l’arracher aux mains du diable (diviseur : diable ; accusateur : Satan ; démon : génie maléfique…).
L’homme doit donc bien finir par s’en rendre compte : le combat face au démon existe. La coupure d’avec Dieu est mortelle… même si nous continuons à vivre humainement… nous ne serons que des « morts vivants »… en sursis… mais pour pas très longtemps.
Le Christ nous sauve : comment pourrions-nous oser espérer nous en sortir, sans nous tourner vers Dieu ? Comment espérer s’en sortir, si nous bâtissons toute une vie « sans Dieu », et encore moins « en dépit de Dieu », ou « contre Dieu » ? Combien de temps allons-nous encore mettre pour nous mettre en accord avec Dieu, pour revenir à Lui ?
Remarquons comment répond le Christ : en Citant la « Parole de Dieu », et « en tournant vers Dieu ABSOLUMENT ».
– non pas en « discutant » face au démon… ni en se légitimant, ni en s’expliquant… ni en nuançant…
– il se tourne vers le Père , IL NOUS TOURNE VERS LE PERE ;
– ce qui montre qu’il reçoit la vie « du » Père, et qu’il la rend au Père… l’auto-justification n’a pas sa place, le regard des autres a encore moins sa place. Ou, plutôt, sa place est … ailleurs ! Toute la vie du Christ (Fils) est vécue devant le Père…
2./ Le Curé d’Ars le dit lui-même, parlant de « ces tentations qui sont les plus à craindre » :
Pourquoi le Curé d’ARS nous dit-il cela ? Parce que toute sa vie est d’abord vécue « devant le Père »… Dès son arrivée, on le retrouve à 4h du matin dans son église… face à face avec le Seigneur… la prière est sa source de vie. « On est ce qu’on est devant Dieu »… voilà une des phrases les plus décisives dans la vie du Curé d’Ars.
Avec le jeûne ou le fait de « supporter l’autre », impossible de laisser s’endormir la vie de disciple :
On va explorer ce que nous dit le Curé d’Ars :
Que cela veut-il dire ? Que le renoncement à notre volonté propre, à notre désir premier et immédiat, à notre assouvissement épidermique momentané… tout cela fait jeûner notre « égo »… et ouvre la porte à Dieu !
Voilà pourquoi le « jeûne » bien vécu est si important… parce qu’on touche, là, à la racine… nous faisons-nous passer en 1er ou acceptons-nous de dépendre d’un autre ? Voilà la question ! Voilà où peut se glisser notre péché, et que nous ne voulons pas voir !
Voilà pourquoi aussi, la lecture de l’Evangile chaque jour est si importante : elle nous nourrit, là où nous avons accepté d’avoir faim !
Voilà pourquoi aussi l’aumône (3ème appel du Christ) nous dérange, et nous force à nous ouvrir à celui qui crie à côté de nous, et qui frappe à notre porte… en espérant qu’ainsi aussi s’ouvrira la porte envers Dieu !
Voilà pourquoi ce mot si redouté par notre égo, qu’est l’obéissance, est si important :
L’obéissance au primat de Dieu, l’obéissance au réel de la vie à assumer, l’obéissance même aux exigences quotidiennes, voire, en choisissant parmi les chemins proposés celui qui va nous demander un certain effort, plutôt que de flatter la facilité, ….. Voilà pourquoi, dans ces cas énumérés, l’obéissance va nous dés-entraver de nous-même et nous rendre souple entre les mains de Dieu et dociles à l’Esprit-Saint (et non pas versatile selon nos caprices).
Conclusion :
« Venez à l’écart » disait-il à ses disciples… « et pendant ce temps-là, Il les instruisait » … et les conduisait sur le chemin de la vie d’enfant de Dieu !
40 jours de stage, marchant avec Jésus-Christ pour nous apprendre à nous tourner vers le Père, à l’accueillir dans notre vie… et pourquoi pas, à rendre grâce pour celui qui nous dérange et arrivera peut-être à fissurer la muraille de notre égo !
Demandons à Dieu la grâce de …. L’accueillir (Dieu !) !