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Le Christ est ressuscité. Tous l’occident a été nourri de la triple rencontre entre la philosophie grecque, le droit romain et la vie selon la résurrection… Et le chrétien est chargé de porter cet Evangile au milieu d’un monde bouleversé par les guerres, les famines, les lois injustes, les conflits et les injustices de toutes sortes…
Le Chrétien ne peut que constater le grand écart entre la vision du monde et la réalité dans laquelle chacun peut se trouver ; oui, le chrétien ne peut que constater le difficile équilibre entre : l’impératif de la justice et le fait aussi de l’impératif de la miséricorde… et le non moins impératif de la charité et le don tout autant impératif de la fraternité ! En résumé : le chrétien doit témoigner d’une chose qu’il n’arrive même pas à vivre et dont pourtant sait (à commencer pour lui-même) qu’il en a besoin !
Conclusion : Que les Chrétiens n’aient pas peur de vivre selon leur foi, au milieu d’une société qui ne les comprend plus et qui ne les soutient plus.
Etonnons-nous que plus de 7000 catéchumènes demandent le baptême cette année à Pâques !
Cette vie, visible dans le Christ, n’est pas « pour après notre vie terrestre » : il s’agit de la vie,
celle qui fait « vivre le Christ » et qu’Il reçoit du Père…. ! C’est pour cela que St Jean parle de « la
vie » (tout court, sans rajouter ‘éternelle’, idem dans la présentation des oblats « il deviendra la
pain de la vie »)
Mais « ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait »… « à la Résurrection ils se rappelèrent ce que le Seigneur leur avait dit »… Des phrases qu’on retrouve souvent chez St Jean… Voilà l’œuvre de l’Esprit-Saint qui vient susciter en nous l’intelligence même de Dieu (cf hier soir, P Roland Varin)…
Le disciple se trouve donc quotidiennement au carrefour suivant : soit la vie de l’homme livré à lui-même.. soit la vie que Dieu va faire jaillir en lui. Et pour cela, nous touchons à plusieurs indispensables que nous allons aborder en 3ème partie :
Il y a donc des choses qui ne peuvent être comprises, voire même ‘reçues’, qu’avec la participation à la Résurrection (qui pour le disciple se situe dans l’avenir, lointain ou proche) ; mais qui se trouve (aussi) déjà anticipée dans la vie baptismale et entretenue tous les jours, nous allons voir comment !
3.1. Cette soif d’absolu, de l’homme affamé de Dieu montre bien la dimension unique de l’être
humain… D’où la paix de tout être humain lorsqu’il convient à s’arrêter quelques minutes, dans une église ou au sommet d’une montagne… et contemple l’œuvre de Dieu, et jusqu’à Dieu lui- même, et finit par Le retrouver murmurant dans sa conscience, où il accueille son Dieu et commence alors à L’écouter. Cette soif intérieure est tellement impérative qu’elle réagit au contraire d’autant plus fortement qu’elle n’est pas identifiée… Elle aspire comme un gouffre au fond de la conscience , en vertige… En tentative dérisoire d’être assouvie par des divertissements de + en + variés, mais qui ne combleront jamais … Même un marathonien a besoin de réguler son souffle et ne peut pas arriver sans pause… au minimum « intérieure »… alors encore plus pour nous qui ne sommes pas entrainés comme les moines au marathon de la prière et de la vie intérieure…
3.2. La dimension où un homme ne peut vivre seul… cette relation à autrui transformée par le péché en concurrence ou en guerre, alors qu’il s’agit d’appel à la vie fraternelle… Et une vie tellement fraternelle qu’elle provient de la vie trinitaire pour une communion fraternelle divine pour nous, fondée dans la vie Dieu. Voilà ce que lui donne l’Eglise. Si déserter le monde, c’est abandonner notre poste de vigilance… déserter l’Eglise, c’est perdre la boussole du Christ parmi nous! L’homme ne peut vivre seul, il est appelé à la communion, fraternelle et divine.
3.3. Cette soif de connaissance, de découverte, de compréhension où l’intelligence a soif de grandir… dans un dialogue avec elle-même, avec le monde, et pourquoi pas avec Dieu… Voilà que la « marche dans l’Evangile » lui en donne tout le langage, toute la syntaxe, tout le vocabulaire… pour avoir les mots adéquat dès maintenant puis au moment de la rencontre dans le face à face pour l’éternité.
3.4. Enfin, cette dimension qu’on néglige souvent : celle du don de soi. [à mettre en // avec «entrer dans la volonté » de Dieu]… il ne suffit pas de dire « Seigneur, Seigneur », il faut faire la volonté du Père.
L’homme croit qu’il sera heureux en « prenant pour lui »… Il se trompe. Le Concile Vatican II
nous le rappelle : « l’homme qui ne se trouve qu’en se donnant… »… (attention car la manière
juste ne conduit pas au « burn-out » !)…
Par le « don de soi », l’homme sort un peu de son « égo » et de sa « bulle confortable »…
Par le « don de soi » vécu dans la paix, il découvre autrui, le monde, et la nature, et combien il faut en prendre soin et non pas les consommer.
Par le « don de soi », touchant un jour sa limite… il peut alors découvrir « celui qui vient à ses devants » et « ne cesse de se donner à lui » : le Christ, Dieu fait homme.
Par le « don de soi », à la suite du Christ, le disciple entre dans la « dynamique du Fils » qui reçoit la vie du Père et en qui le Père se donne… jusqu’au don plus fort que le passage par la Croix.
Et là le disciple, recevant la vie du Père ET le Père suscitant la vie divine en lui, se voit porté par « plus fort que lui » et « que rien ne pourra anéantir en lui », car on ne peut pas tarir une source qui jaillit sans cesse, prophétie de la vie éternelle.
Voilà ce que fait la « vie éternelle » dans l’homme…
Le Christ est ressuscité… Le Père re-suscite en nous la vie par l’Esprit-Saint qu’Il fait jaillir en nous.
La vie fraternelle et divine est à la fois engendrée par le don de soi ET à la fois y reçoit son soutien… La résurrection au quotidien… en y ayant goûté, qui aurait la folie de s’en passer ?