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L’homme est fait pour Dieu… « Il n’y a que Dieu qui puisse le contenter, le rassasier » disait le Curé d’Ars, ici-même.
La Résurrection en est la réponse : Résurrection pour le Fils, comme pour les disciples qui viendront à sa suite, en marche vers le Père… et c’est la vocation de tout homme !
Or… qui d’entre nous était à la Résurrection ? Personne, sinon, les premiers Apôtres et disciples: ils ont vu le Christ ressuscité, nous en avons le récit à travers le témoignage de Ste Marie-Madeleine !
Tant mieux pour elle, pourrait-on se dire ! Oui, parce qu’elle a pu rencontrer le Christ… La question vient : comment « connaître Dieu » , comment connaître la « Résurrection » ?
Or le témoignage de Marie-Madeleine ne fut pas reçu !! tant s’en faut. En effet, elle n’était que témoin de l’absence du corps du Christ… La réaction des Apôtres est de lui demander d’aller cuver son vin ! Il faudra Pierre et Jean devant le tombeau vide pour … qu’un seul, d’ailleurs, se rappelant ce qu’avait dit le Christ, puisse, devant un tombeau vide, « croire en la Résurrection » !
C’est par Pierre et le récit qui est fait face à Corneille, dans les Actes des Apôtres, que vient l’attestation de la Résurrection. L’Esprit-Saint fait tout le travail de conversion chez Corneille, mais c’est bien la Parole portée par Pierre qui cristallise l’événement, qui permet de faire comme « un précipité de grâce » où Dieu manifeste son action. Nous savons qu’il en sera de même de la part d’Etienne allant jusqu’à donner sa vie en témoignant du ciel ouvert devant ses yeux… tandis que ses accusateurs voudront le faire taire… seul Saül sera retourné !
C’est donc bien la « vie de Résurrection » suscitée par Dieu qui agit… et c’est en même temps le disciple qui est embarqué dans l’action.
Dieu se fait donc connaître aussi dans la manière dont agisse ses témoins: [Le témoin est comme « contraint » : par la réalité qu’il annonce. Il ne choisit rien : il DIT ce dont il témoigne. Il fait le récit de ce qu’il a vu et CELA SE FAIT]
C’est pourquoi, « entrer dans la volonté de Dieu » est si important : cela permet de « connaître Dieu » lui-même ! Dans ce qu’Il veut, dans ce qu’Il fait… et surtout dans la manière dont il le fait ! Et la manière dont il ressuscite son Fils sera la manière dont il donnera aussi la vie à nos corps (et intellect)
mortel !
Souvent le disciple est tenté de dire « oui, mais moi, je … ». C’est une objection grave… qui touche au drame : ce disciple arrête Dieu dans l’œuvre qu’Il voulait accomplir par lui… cette œuvre ne pourra se faire qu’à la manière dont le témoin l’acceptera… et pas à la manière dont Dieu voulait la faire… et en disant cela, on n’est pas loin de l’anéantissement de l’œuvre de Dieu…
Et regardez comment Dieu se fait connaître… Par le martyr ! Par le témoignage d’un renégat (saint Pierre) ; par des gens de faible considération médiatique.
Posez la question aux 7000 (12 000 ?) baptisés d’aujourd’hui en France et qui surprennent tout le monde par leur nombre, alors qu’on déclare l’Eglise moribonde !… Il faut être fou ! Qu’est-ce qui les attire, au milieu de ce monde où l’Eglise du Christ paraît « perdante » ? ce qui les attire n’est pas autre que « le Christ, et le Christ dans la victoire qu’est la Résurrection »…
De même dans notre quotidien : Il y a bcp de martyrs : des gens de faible rayonnement médiatiques, des gens « insignifiants » pour les autres… qui vivent le martyr/le témoignage au compte-gouttes et par lesquels Dieu passe et veut continuer à passer pour se donner à rencontrer : le témoignage…
Toute description de vie qui choisit le vrai, le juste, le bon, et qui choisit d’en dépendre, sans jamais y déroger ! deviennent « témoignage » par lesquels Dieu passe pour toucher (ceux qui veulent bien s’y rendre disponibles)…
Pendant ce temps :Disciple-témoin qui choisit, même au prix de sa vie, de son confort, de sa réputation, d’en dépendre. Qui choisit, sans que rien, aucune séduction ne puisse l’entraver. [Sa vie est cachée en Dieu]
Nous assistons alors à une définition du mot « croire » :
Croire est un choix, tout à fait raisonné. Le choix, celui de se fier à quelqu’un, et en l’occurrence, à Dieu.
Choix où tout de la vie reprend vie « à partir de (1) Dieu, et de (2) ce que Dieu fait dans notre vie et va aussi continuer à faire » : car Dieu est en train de vivifier jusque son témoin lui-même !
Croire est parfois « rugueux », Croire est parfois « douloureux » pour nos petits conforts… Croire est « une livraison de soi »… et jamais une « certitude », mais une « assurance : celle de savoir Dieu présent puisqu’on en vit ; et puisqu’aucune des forces humaines ne pourrait porter cet écartèlement »…
Mais « croire » fait toucher la douceur de Dieu qui vient habiter son témoin… et qui le nourrit de sa vie divine elle-même jusqu’à l’en faire dépendre totalement ! Il n’y a alors plus de différence entre la terre et le ciel, car le ciel est là, puisque Dieu est là !