Le site du Sanctuaire utilise des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur le site et pour répondre à ses besoins statistiques et de mesure d’audience, pour les améliorations futures du site. Les cookies fonctionnels, techniques et de sécurité ne sont pas paramétrables car ils sont nécessaires au bon fonctionnement du site. Pour en savoir plus sur la manière dont nous traitons vos données, veuillez consulter notre politique en matière de protection des données personnelles.
Avez-vous remarqué : « chemin, vérité et vie » … sont 3 réalités qui ne se vivent pas de la même manière… L’une des 3 n’est pas dans le même mode que les autres…
De même dans notre devise française, « liberté, égalité et fraternité » sont aussi 3 réalités dont l’une des 3 se distingue des 2 autres par son mode d’existence ou de réalisation. La ‘liberté’ et l’’égalité’ peuvent se vivre ‘seuls’ (c’est même une des tentations comme l’individualisme) … tandis que la ‘fraternité’ comporte de fait l’existence d’autrui et attend la réalisation d’une relation avec cet autrui.
D’une manière comparable, ‘vérité’ et ‘vie’ sont des réalités existantes, dynamiques ou statiques, mais ‘chemin’ comporte en soi un parcours, un trajet, un labeur, un compagnonnage possible… etc.
Ainsi, lorsque Jésus-Christ se dévoile comme ‘chemin’, donne-t-il à penser qu’il est Celui qui conduit quelque part, qui est aussi déjà là, qui est le même tout du long, qui fait intégralement le parcours avec celui qui chemine…
Celui qui sera atteint à l’arrivée est en fait déjà là, depuis le départ ou l’origine… et pourtant il faut bien faire tout le trajet pour atteindre le couronnement, et en même temps tout est déjà fait, puisqu’il est aussi (et totalement présent) Celui qui accompagne, soutient, nourrit, donne la compréhension, etc…
Le Pape Léon avait mis en garde des séminaristes et prêtres devant l’illusion de faire composer des homélies par l’intelligence artificielle. L’argument donné était le suivant : dans l’homélie, c’est la foi du ministre épousant la foi de l’Église, qui parle… et non pas un algorithme, des calculs, ni une compilation de données, fussent-elles les plus étendues. La vie divine qui s’y exprime passe à travers le serviteur-ministre qu’elle habite et qui s’y rend disponible, pour rejoindre l’auditeur dont la foi a ouvert le cœur et l’intelligence, brûlé, enflammé et conforté la volonté. Et c’est bien dans cet état renouvelé de vie, qu’émerveillé et gracié, il en attend la réalisation jusqu’au terme de sa vie.
L’immense avantage du chrétien est donc bien qu’Il chemine déjà avec nous, Celui qui ne pourra pas manquer de combler notre vie à l’arrivée, puisqu’il la rejoint, l’accompagne, la soutient, la nourrit, … Il la pratique déjà dès maintenant, et dans un absolu qui déborde le disciple tout en restant discret, modulant sa puissance selon la fragilité de son compagnon de route. Et le Christ
nous révèle que cela est déjà l’œuvre du Père et qui attire vers le Fils tous ceux qu’Il appelle…
« Ils s’abreuvaient au Rocher… qui cheminait avec eux dans le désert » dit la Lettre aux Hébreux ! Curieux qu’un Rocher « chemine » … et tout autant qu’un rocher « qui abreuve » et pourtant…
Qu’Il mène donc à son achèvement, ce qu’Il a déjà commencé en vous !