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Qu’est-ce qu’un jubilé ?
Un jubilé est un temps de grâce particulier offert par Dieu, pour nous réjouir d’un anniversaire important dans la vie de l’Église. Dans l’Ancien Testament, sur la demande du Seigneur, il était célébré tous les 50 ans. Puisque Dieu fait grâce, il était important qu’Israël puisse vivre cette grâce dans un temps consacré, et dans une nouvelle manière de vivre : ce temps correspondait à des remises de dettes très concrètes et permettait de retrouver ses biens.
Aujourd’hui, ce temps est vécu tous les « 25 ans », fondé sur l’Incarnation du Christ en l’an « zéro »… La coutume a surgi au XIIIe siècle. Ce temps nous ouvre les richesses de la Miséricorde divine : son amour et son pardon nous sont largement offerts pour retrouver la pleine communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs, et goûter ainsi la joie d’une vie jaillissante, toute renouvelée.
En 1925 avait lieu la canonisation du Curé d’Ars. Saint Jean-Marie Vianney était officiellement reconnu saint pour toute l’Église, donné en modèle à tous. Cent ans après, nous nous réjouissons de ce cadeau toujours actuel et vivant. Et de même qu’il avait montré le chemin du Ciel à ses paroissiens, de même nous lui demandons de nous conduire sur ce même chemin et de faire de nous des saints. « Saint Curé d’Ars, fais de nous des saints ! » est devenu tout naturellement le thème de cette année jubilaire.
Nous vous proposons de vivre ce Jubilé pour (re)-découvrir la figure de sainteté du Curé d’Ars qui parle à tous ! Une année jubilaire pour réveiller en nous le désir de la sainteté, quels que soient notre état de vie, notre âge, nos talents ou nos limites… Un appel à devenir des saints et des saintes, passionnées par Jésus-Christ et dévoré par le zèle à répandre Son Amour, comme l’était saint Jean-Marie Vianney.
Tous, – évêques, prêtres, séminaristes, religieux, religieuses, familles, personnes seules, personnes âgées ou malades, jeunes et enfants, artistes et artisans, paroissiens, pèlerins, de toutes régions et cultures, – venez vous placer sous la main paternelle et bénissante du Saint Curé tout au long de cette année, qui commencera le 1er novembre 2024, en compagnie de tous les saints, jusqu’à la Toussaint 2025.
Saint Jean-Marie Vianney, devenu saint dans son ministère et par son ministère de prêtre, ne cesse de montrer à tous le chemin du Ciel, qui est le Chemin de l’espérance.
Toutes ces idées se trouvent réunies dans le logo du Jubilé, reprenant les contours du saint Curé d’Ars, inspirés par la statue qui accueille les pèlerins venant à la Basilique.
Le Curé d’Ars bénit l’année jubilaire dans un geste tendre de pasteur. La partie bleu turquoise rappelle le ciel. Ce Ciel qu’il n’a eu de cesse de montrer à ses paroissiens à Ars et qu’il continue à montrer aux pèlerins du monde entier. Ce Ciel, c’est aussi là où saint Jean-Marie-Vianney intercède maintenant pour tous ceux qui lui sont confiés et où il contemple son Dieu qu’il aimait tant. Un lien Ciel-Terre…
Bleu turquoise et rouge brique, les deux couleurs du logo rappellent le toit de la Basilique d’Ars et son clocher.
Nous te rendons grâce, Dieu qui fait merveille ! Là où les saints passent, tu passes avec eux. Conduis-nous sur le chemin du Ciel !
Tu fais descendre dans nos cœurs les bénédictions de ton Esprit. Tu as souffert pour nous sauver ; Nous tournons vers toi notre regard.
De nous, pécheurs, tu fais des saints, des miroirs de ta Miséricorde. Notre trésor est dans le Ciel : Viens nous attirer à ta rencontre.
Tu es là, présent parmi nous, dans le sacrement de ton amour. Fais-nous la grâce de t’aimer autant qu’il est possible d’aimer.
Accorde-nous ce grand bonheur de marcher toujours dans la Foi vive. Quand nous vivons de Charité, ton Cœur, ô Jésus, s’écoule en nous.
Seigneur, toi seul es tout pour nous, Toi, le grand Soleil de notre vie. Nous voulons être tout à toi, vivre en ta présence chaque jour.
Le seul bonheur sur cette terre, c’est d’aimer et d’être aimé de toi. Nous voici pauvres devant toi ; nous attendons tout de ta bonté.
Tu prends plaisir à pardonner… Ton Cœur est si bon pour nous, pécheurs ! Tu as porté tous nos fardeaux. En toi, nous trouvons le vrai repos.
C’est par ta force et ta lumière, que tu nous diriges au bon Chemin. Ta Croix éclaire notre terre ; ta Croix est l’échelle vers le Ciel.
Seul ton Esprit peut nous conduire, élever nos âmes jusqu’à toi. Pour allumer un feu d’amour, tu nous as donné ton Évangile.
Nous voulons faire toute chose selon ta divine volonté. Comme l’offrande de l’encens, reçois la prière de nos cœurs.
Avec Marie, nous te louons, exultant de joie devant ta Face ! Nous magnifions ton Nom très Saint : Tu as fait pour nous de grandes choses !
Toi qui élèves les plus humbles, tu combles de bien les affamés. Tu veux étendre d’âge en âge les bienfaits de ta Miséricorde.
Tu te souviens de ton amour, des promesses faites à Abraham. Honneur, louange à toi, Seigneur, Que tout ce qui vit chante ta Gloire !
Voici la démarche jubilaire (intégrée également au parcours) que nous vous proposons, avec des étapes pour la vivre avec fruit et ouvrir largement votre cœur aux grâces de ce jubilé, particulièrement la grâce de l’indulgence plénière.
Une image souvenir de votre démarche personnelle est disponible à la sacristie ou à l’Accueil.
1 • Passer la porte d’entrée en pèlerin, en priant le Notre Père : avec le Christ, passer de la mort à la Vie
Déposer ses intentions et recevoir une phrase du saint Curé sur l’Espérance.
2 • Recevoir le sacrement de pénitence et de réconciliation : se plonger dans la Miséricorde de Dieu
À Ars ou dans les jours qui entourent mon passage à Ars.
[confessions de 9h20 à 12h00 et de 14h00 à 18h00]
3 • Participer à l’Eucharistie et communier : se laisser aimer et nourrir par Dieu
[en semaine à 8h45, 11h00 ou 18h00]
[le dimanche à 8h00, 9h30, 11h00 ou 18h00]
4 • Vivre un temps de prière, en union avec l’Église universelle : entrer dans l’amitié avec Dieu et la communion des saints
– Prier Marie : invocation, chapelet…
[chapelet tous les jours à 17h00 sauf le dimanche]
+ Prier auprès du saint Curé d’Ars (Acte d’amour)
+ Prier le Je crois en Dieu reçu des Apôtres
+ Prier aux intentions du Saint-Père
5 • Poser un acte concret de charité : vivre et témoigner de l’amour de Dieu
Je choisis à Ars le geste que je vais poser [visite à un malade, geste de réconciliation, don envers les plus nécessiteux, patience et attention particulière à quelqu’un…].
Conditions pour obtenir l’indulgence plénière.
(normes tirées du Manuel des indulgences, Éd. du Jubilé-Lethielleux)
Pour obtenir l’indulgence plénière, il est nécessaire d’être baptisé (norme 17 § 1).
Et aussi, en plus d’exclure toute affectation au péché, même véniel, il est requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée [la démarche proposée à Ars] et de remplir les trois conditions :
1 • Confession sacramentelle,
2 • Communion eucharistique,
3 • Prière aux intentions du souverain pontife (norme 20 § 1).
Celle-ci peut se recevoir une fois par jour, pour soi-même ou pour un défunt, mais non pour une autre personne vivante (norme 3).
L’indulgence plénière est une grâce offerte par Dieu. Elle est indulgence de Dieu. Elle n’est pas liée à nos mérites, elle est pur don gratuit de la Miséricorde divine à ceux et celles qui se seront préparés. C’est une manifestation de l’amour miséricordieux de Dieu « qui emporte tout sur son passage » (saint J.-M. Vianney).
Dans le sacrement du pardon, le péché est pardonné. Mais il reste ce qu’on appelle la « peine temporelle » due au péché. Il s’agit du désordre causé par le péché, désordre qui nécessite réparation et purification. C’est pourquoi, le pécheur pardonné accomplit une « pénitence » après avoir reçu le pardon sacramentel, pour contribuer avec la grâce qui lui est faite, à la réparation dans l’œuvre de Dieu.
L’indulgence plénière libère totalement de la peine temporelle due pour le péché dont la faute est déjà effacée. C’est ce qu’expliquait le pape François lors du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde : « Malgré le pardon, notre vie est marquée par les contradictions qui sont la conséquence de nos péchés. Dans le sacrement de la réconciliation, Dieu pardonne les péchés, et ils sont réellement effacés, cependant que demeure l’empreinte négative des péchés dans nos comportements et nos pensées. La Miséricorde de Dieu est cependant plus forte que cela. Elle devient indulgence du Père qui rejoint le pécheur pardonné à travers l’Épouse du Christ, et le libère de tout ce qui reste des conséquences du péché, lui donnant d’agir avec Charité, de grandir dans l’amour plutôt que de retomber dans le péché » (pape François, Misericordiae Vultus, Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, n° 22).